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Street Trip Séoul(5) – Seochon

Je continue mon chemin vers le nord et m’arrête quelques instants devant la porte principale du palais de Gyeongbokgung, puis décide de longer celui-ci sur son flanc gauche. J’entre dans l’enceinte du palais par la première porte qui se présente à moi. J’hésite à visiter le Musée National du Palais de Corée, sans aucun doute très intéressant mais trop chronophage. De plus, cela fait déjà plus de deux heures que je marche et je commence à avoir l’estomac vide.

Je traverse l’avenue Jahamun-ro (자하문로) qui semble être une artère principale de la ville. Il me semble que l’atmosphère change à chaque bloc et me réjouis donc à l’idée des nouvelles découvertes qui m’attendent. C’est ainsi que je rentre par hasard dans le quartier de Seochon (서촌), littéralement ‘Village de l’Ouest‘, l’un des plus anciens quartiers résidentiels de Séoul. Il y règne le plus grand calme et je n’y croise pratiquement personne. Je m’engouffre dans une ruelle juste assez large pour que deux personnes puissent s’y croiser. Je marche ainsi un long moment, le plus discrètement possible, au milieu de maisons en bois et en pierre dont le toit et les ornements me font penser qu’elles sont de type traditionnel, mais l’utilisation abondante de petites briques rouges dans la construction des façades et des murs qui les entourent m’empêche de dire si ces constructions sont anciennes ou récentes. Une recherche sur internet m’apprend que leur introduction remonte à la fin du XIXe siècle avec l’arrivée des missionnaires catholiques, soit à la même période qu’au Japon sous l’ère Meiji. Je ne croise pratiquement personne. Certaines allées se terminent en cul-de-sac, je dois parfois rebrousser chemin, un véritable labyrinthe dans lequel je me perds avec un certain enthousiasme.

Apres avoir erré une bonne trentaine de minutes je finis par trouver ce que l’on pourrait presque appeler une sortie. Je suis maintenant au pied du Mont Inwangsan. Le quartiers est calme, il y a maintenant un peu plus d’espace et les rues se font plus larges. La lumière du soleil sur les constructions en briques rouges est douce et apaisante, même le combini 7 Eleven prend un certain charme. Quel plaisir de se perdre ainsi sans savoir sur quoi l’on va tenter.

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