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musiques/Aichi

Flying above Handa

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Handa, Aichi
Handa, Aichi
Handa, Aichi
Handa, Aichi
Handa, Aichi
Handa, Aichi

La série de billets à propos de mon voyage à Séoul risquant de s’étaler encore sur plusieurs épisodes, il me semble judicieux afin de ne pas trop ennuyer le lecteur de les entrecouper de promenades en terres nippones, qui sont après tout le thème de ce blog. Qu’il serait plaisant néanmoins de pouvoir dire que le thème principal de ce blog serait mes pérégrinations dans le monde entier …

Courte balade à Handa (半田市), à une vingtaine kilomètres au sud de chez nous. Pas vraiment le grand dépaysement, bien que le temps doux de ce début de matinée soit bien agréable. Bien que l’endroit soit calme, je décide d’écouter malgré tout de me balader accompagné de musique. Apple Music me propose un mix intitulé Fitness:Yoga‘. D’habitude ce n’est vraiment pas le genre de mix qui m’intéresse mais celui-ci semble avoir été compilé par le producteur californien Flying Lotus, ce qui ne peut être que gage de qualité. Je reconnais un titre de Nala Sinephro, dont j’avais parlé il y a quelques temps, et par moment l’un ou l’autre fragment de morceau dont je suis à peu près certain qu’il a de par le passé été samplé par FlyLo dans ses productions, sans pouvoir dire exactement lesquelles. Les titres s’enchaînent tout en douceur, bien loin des morceaux déstructurés et agressifs auquel il nous avait habitués. Léger, j’ai l’impression de flotter au dessus de la ville, de la contempler du ciel.

La ville d’Handa est célèbre pour ses dashi matsuri (山車祭り), processions de chars en bois décorés appelés dashi. Ces chars sont considérés comme des véhicules sacrés destinés à accueillir les divinités lors des festivités, et sont tirés à travers les rues par les habitants. En dehors des fêtes ils sont entreposés dans de hauts hangars dont le rideau de fer est flanqué en gigantesques caractères du nom du char et de la communauté auquel il appartient. Comme il fallait s’y attendre on peut trouver un site (partiellement en anglais) répertoriant les 406 chars que l’on peut trouver dans la préfecture d’Aichi. J’en suis presque rassuré, cela m’aura ôté l’envie de le faire moi-même.

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Street Trip Séoul(3) – Namdaemun Market

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Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul
Namdaemun Market Seoul

Je m’éloigne des grands boulevards et me laisse attirer par une lumière douce qui se faufile à travers une ruelle étroite. Comme il est encore trop tôt la majorité des rideaux de fer sont fermés et les stands recouverts de bâches, mais il me semble avoir découvert par hasard le marché de Namdaemun, qui n’est rien d’autre que le plus vaste marché en plein air de toute la Corée du Sud. Réparti sur plusieurs rues du centre de Séoul, il est dit que l’on peut y acheter à peu près tout ce que l’on peut imaginer, que ce soit des produits de consommation courante, tout comme des objets d’art folkloriques, produits locaux et des marchandises importées.

Je traîne près d’une heure parmi toutes sortes de stands de vêtements, des tissus et de gadgets aux couleurs vives. Si l’heure matinale et le froid font qu’il n’y a pratiquement ni touristes ni clients, je suppose que comme c’est le cas au marché à Nagoya, l’endroit doit fourmiller de monde avant l’aube. Je suis ainsi libre de me balader tranquillement, de m’arrêter sans risque d’être bousculé et les marchands sont trop occupés par leurs besognes pour se préoccuper de ma présence. Je sors du marché sans avoir fait le moindre achat, mais des souvenirs plein la tête.

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Street Trip Séoul (2) – Myeong-dong(2)

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Seoul NTS Namdaemun District Office

Je suis debout autour de 7 heures après une nuit plus courte que prévue. J’ingurgite rapidement un petit-déjeuner quelconque et quitte l’hôtel autour de huit heures, chaudement habillé. Il fait -7°C, le froid est glacial mais par chance il n’y a pas de vent et le ciel est complètement dégagé.

Mon itinéraire prévoit de faire le tour du quartier de Myeongdong (明洞) de jour cette-fois, puis de monter vers le nord en direction du temple Gyeongbokgung (景福宮) en passant par l’Hôtel de Ville. Je marche lentement, regarde autour de moi en m’accordant tout le temps nécessaire mais tout est nouveau, tout attire mon regard. Premier pas et premières photos tout aussi timides. Les agressions immédiates que provoquent le bruit et les odeurs de la circulation très dense contrastent avec la lumière très douce et agréable dans laquelle baigne la ville. Je marche une petite demi-heure dans Myeongdong en appréciant les couleurs variées des enseignes – dont curieusement certaines sont écrites en japonais, puis emprunte au hasard une avenue où se côtoient immeubles aux formes modernes (photo 4, NTS Namdaemun District Office) et bâtisses beaucoup plus massives (photo 5, The Catholic Center, dont le bâtiment principal a été terminé en 1961). Au loin on peut apercevoir le Mont Namsan, colline emblématique de 262 mètres de hauteur située au cœur de la ville, avec à son sommet la N Seoul Tower, que je compte, si j’en ai le temps, visiter plus tard. Pour l’instant, je suis surtout émerveillé par les jeux de lumières que provoquent les reflets du soleil sur les parois en verre des bâtiments alentours.

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Street Trip Séoul (1) – Myeong-dong

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Je me retrouve à Séoul pour un séjour de trois jours. J’y serai volontiers venu en famille mais un concours de circonstances fait que je m’y rends seul. J’ai donc quartier libre, mais dois traîner avec moi le lourd fardeau qu’est l’embarras du choix. Que faire en Corée du Sud quand on ne s’intéresse ni à la K-pop, ni aux produits cosmétiques, ni aux grands magasins ? Le week-end précédant mon départ j’ai guide en main au préalable ajouté une vingtaines de points sur une carte Google Maps en divisant mon itinéraire – de manière pas très originale, j’en conviens – en deux parties libellées tradition et modernité, me permettant d’avoir un aperçu du passé historique de la ville d’un côté, et une vue globale de ses curiosités architecturales de l’autre. N’ayant aucune idée de la taille de la ville ni du temps qu’il me faudra pour aller d’un point à l’autre je ne me faisais pas trop d’illusions sur la probabilité que je me tienne avec rigueur à ce plan, et cela n’a pas raté. Au final j’aurai parcouru à pied autour de 55 kilomètres dans la ville en n’empruntant pratiquement aucun transport en commun. Malgré des ‘températures saisonnières‘ allant de 0°C à -8°C j’ai arpenté la ville en prenant plus de 700 photos, marchant la majeure du partie complètement au hasard. Pareille ‘promenade’ aurait été complètement impossible si je n’avais pas été seul, si j’ai l’habitude de faire ce genre de choses dans des villes inconnues autour de Nagoya, le fait de me retrouver seul dans un pays étranger, perdu dans cette mégapole gigantesque où tout m’est nouveau, m’a rappelé l’émerveillement provoqué lors de ma première visite au Japon.

J’arrive en début de soirée dans le quartier populaire de Myeong-dong, où j’ai pris un hôtel bas-prix pour la durée de mon séjour. Myeong-dong est considéré comme un véritable ‘temple de la mode’, on y trouve une forte concentration de boutiques de marques, de grands magasins et de petites échoppes. Malgré le froid l’endroit grouille de monde, de la k-pop hurle où que l’on aille et les néons et autres écrans gigantesques piquent les yeux. Si l’on ne peut que s’extasier devant la vitalité dont est imprégnée ce quartier, le bain de foule me fatigue rapidement et je retourne à l’hôtel après avoir dégusté une délicieuse soupe aux gyoza à l’apparement célèbre restaurant Myeongdong Kyoja.

keeping running/Nagoya

Temps de chat – Minato-ku, Nagoya

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chat derrière une vitre
hangar de couleur verte fermé
parking vide
ligne de chemin de fer abandonnée
bouteilles de 2L devant une maison

Courte promenade digestive au nord du complexe commercial LaLaport Nagoya minato AQULS, auquel je viens souvent prendre ma pause déjeuner après ma séance de natation, comme aujourd’hui. Après avoir couru le Marathon de Nishio, objectif principal de cette saison, il y a deux semaines, à défaut d’avoir un nouvel objectif précis pour la suite je me maintiens en forme en allant courir autour de 10km une ou deux fois par semaine tout en augmentant progressivement mes distances en natation afin de ménager mes genoux. Je reviendrai peut-être une autre fois plus en détails sur ma course mais j’ai terminé les 42.195km en 4 heures 3 minutes et 46 secondes. J’ai ainsi pulvérise mon record personnel (4h26 à Matsusaka en 2024) mais j’échoue donc à quatre malheureuses minutes du sacro-saint sub-4. Presque 6 mois d’entraînement pour échouer si près du but, il y aurait de quoi se demander ‘à quoi bon ?’ et vouloir en finir avec la course à pieds, mais en vérité ma déception n’a pas été bien longue car tout au long de la saison j’ai ‘pris mon pied’ à courir (haha), n’ai ressenti pratiquement aucune douleur et les lacunes qui font que je n’ai pas atteint mon objectif sont assez évidentes pour que je puisse envisager d’améliorer encore mon chrono sans avoir à forcer au point que l’entraînement n’en devienne un calvaire.

Je marche une trentaine minutes d’un pas ferme mais ne croise pratiquement personne. Dehors le vent est assez glacial pour qu’un chat, bien au chaud, lui, à l’intérieur de son cafe à chats, me regarde d’un air interrogateur et circonspect, comme s’il ne comprenait pas ce que je fais dehors par un froid pareil – ou bien m’envie-t-il ?