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Street Trip Séoul (1) – Myeong-dong

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Je me retrouve à Séoul pour un séjour de trois jours. J’y serai volontiers venu en famille mais un concours de circonstances fait que je m’y rends seul. J’ai donc quartier libre, mais dois traîner avec moi le lourd fardeau qu’est l’embarras du choix. Que faire en Corée du Sud quand on ne s’intéresse ni à la K-pop, ni aux produits cosmétiques, ni aux grands magasins ? Le week-end précédant mon départ j’ai guide en main au préalable ajouté une vingtaines de points sur une carte Google Maps en divisant mon itinéraire – de manière pas très originale, j’en conviens – en deux parties libellées tradition et modernité, me permettant d’avoir un aperçu du passé historique de la ville d’un côté, et une vue globale de ses curiosités architecturales de l’autre. N’ayant aucune idée de la taille de la ville ni du temps qu’il me faudra pour aller d’un point à l’autre je ne me faisais pas trop d’illusions sur la probabilité que je me tienne avec rigueur à ce plan, et cela n’a pas raté. Au final j’aurai parcouru à pied autour de 55 kilomètres dans la ville en n’empruntant pratiquement aucun transport en commun. Malgré des ‘températures saisonnières‘ allant de 0°C à -8°C j’ai arpenté la ville en prenant plus de 700 photos, marchant la majeure du partie complètement au hasard. Pareille ‘promenade’ aurait été complètement impossible si je n’avais pas été seul, si j’ai l’habitude de faire ce genre de choses dans des villes inconnues autour de Nagoya, le fait de me retrouver seul dans un pays étranger, perdu dans cette mégapole gigantesque où tout m’est nouveau, m’a rappelé l’émerveillement provoqué lors de ma première visite au Japon.

J’arrive en début de soirée dans le quartier populaire de Myeong-dong, où j’ai pris un hôtel bas-prix pour la durée de mon séjour. Myeong-dong est considéré comme un véritable ‘temple de la mode’, on y trouve une forte concentration de boutiques de marques, de grands magasins et de petites échoppes. Malgré le froid l’endroit grouille de monde, de la k-pop hurle où que l’on aille et les néons et autres écrans gigantesques piquent les yeux. Si l’on ne peut que s’extasier devant la vitalité dont est imprégnée ce quartier, le bain de foule me fatigue rapidement et je retourne à l’hôtel après avoir dégusté une délicieuse soupe aux gyoza à l’apparement célèbre restaurant Myeongdong Kyoja.

keeping running/Nagoya

Temps de chat – Minato-ku, Nagoya

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chat derrière une vitre
hangar de couleur verte fermé
parking vide
ligne de chemin de fer abandonnée
bouteilles de 2L devant une maison

Courte promenade digestive au nord du complexe commercial LaLaport Nagoya minato AQULS, auquel je viens souvent prendre ma pause déjeuner après ma séance de natation, comme aujourd’hui. Après avoir couru le Marathon de Nishio, objectif principal de cette saison, il y a deux semaines, à défaut d’avoir un nouvel objectif précis pour la suite je me maintiens en forme en allant courir autour de 10km une ou deux fois par semaine tout en augmentant progressivement mes distances en natation afin de ménager mes genoux. Je reviendrai peut-être une autre fois plus en détails sur ma course mais j’ai terminé les 42.195km en 4 heures 3 minutes et 46 secondes. J’ai ainsi pulvérise mon record personnel (4h26 à Matsusaka en 2024) mais j’échoue donc à quatre malheureuses minutes du sacro-saint sub-4. Presque 6 mois d’entraînement pour échouer si près du but, il y aurait de quoi se demander ‘à quoi bon ?’ et vouloir en finir avec la course à pieds, mais en vérité ma déception n’a pas été bien longue car tout au long de la saison j’ai ‘pris mon pied’ à courir (haha), n’ai ressenti pratiquement aucune douleur et les lacunes qui font que je n’ai pas atteint mon objectif sont assez évidentes pour que je puisse envisager d’améliorer encore mon chrono sans avoir à forcer au point que l’entraînement n’en devienne un calvaire.

Je marche une trentaine minutes d’un pas ferme mais ne croise pratiquement personne. Dehors le vent est assez glacial pour qu’un chat, bien au chaud, lui, à l’intérieur de son cafe à chats, me regarde d’un air interrogateur et circonspect, comme s’il ne comprenait pas ce que je fais dehors par un froid pareil – ou bien m’envie-t-il ?