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balades au Japon

Chausu-yama ( Aichi pref. )

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Je ne me souviens pas avoir eu l’occasion de me balader en haute montagne en plein été étant enfant, et les seules images que j’ai en tête sont celles des étapes du Tour de France dans les Alpes. C’est ce dont je me suis rendu compte hier au cours d’une conversation lors du retour de notre escapade. Les larges prairies vertes qui contrastent avec le ciel bleu, les nuages si proches que l’on croirait pouvoir les toucher, les lacets interminables … Si j’ai toujours trouvé la montagne superbe, il aura fallu attendre ma venue au Japon et d’avoir la montagne ‘à ma porte’ pour pouvoir pleinement l’apprécier.

Après un éprouvant week-end passé à la mer il y a une semaine, il me fallait un peu de fraîcheur. Le typhon Noru se trimballe déjà au sud-ouest de l’archipel, la mer est agitée. Le temps est instable, on annonce d’éventuels éboulements de terre en haute montagne. Cependant l’été est trop court pour ne pas en profiter ! A défaut d’aller titiller les nuages comme le mois dernier, nous coupons la poire en deux et nous contenterons des 1.000 mètres du Mont Chausu (Chausu-yama) situé en bordure de la préfecture de Nagano et d’Aichi.

Comme nous ne sommes pas pressés nous préférons à l’autoroute la route 153 qui relie Nagoya à Iida. Cela nous fait traverser la cohue du centre-ville de Toyota, mais nous permet de jouir de cet instant de bonheur au moment de traverser le petit pont rouge qui sert -qui me semble servir- de frontière entre la ville et la montagne. Je coupe la clim’, ouvre grand les fenêtres et au bout de 500 mètres de route à l’ombre des arbres il fait déjà 4 ou 5 degrés de moins.

Arrivés à destination, il fait gris, ce qui accentue encore d’avantage la différence de température. Les gens déjeunent au milieu de la prairie, nourrissent biches et chèvres à la petite ferme improvisée. Le télé-siège est en marche malgré le ciel menaçant. Les enfants attrapent quelques insectes avec leurs épuisettes, nous faisons du canoé sur le petit étang. Toujours ce calme …

Fidèle à ma réputation d’homme-pluie, il se met à pleuvoir. L’averse est assez violente, je me félicite de ne pas être monté au sommet. Lorsque la pluie cesse la brume se lève. Nous sommes dans les nuages, le petit vent est très agréable. Je rêvasse dix longues minutes sur mon banc, si loin des tracas et de la chaleur de la ville.

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‘Fraîcheur de vivre …’ (Kaida Kogen, Nagano)

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35 degrés à l’ombre ? Courage, fuyons ! Pour le ‘plateau de Kaida’, situé à trois heures de route de Nagoya. Le plateau et ses environs sont dominés par l’Ontake-san (3,076m), imposante montagne réputée pour les randonnées et les sports d’hiver.

A l’aller nous faisons un détour par ‘Nezame no toko’, dans le district de Kiso, puis les enfants font du cheval dans le plateau de Kaida. Nous pêchons quelques poissons dans un ‘tsuri hori’ (bassin de pêche) et pendant qu’elle grille au feu de bois ce qui fera un délicieux quatre heures, une sympathique grand-mère nous explique que même en plein été, on n’utilise pas l’air conditionné dans la région. Un ventilateur, pourquoi faire ? A la petite auberge ou nous passons la nuit, en pleine campagne, au dîner tout le monde est en manches longues. Nous fermons même la fenêtre pour dormir la nuit !

Le lendemain matin nous attaquons l’ascension de l’Ontake-san. La montée en cabine téléphérique coûte un bras mais offre 15 minutes de bonheur. La vue est splendide, les enfants sont surexcités, leurs plus beaux sourires aux lèvres. ‘Priceless’, comme dirait l’autre. En haut, a 2,150m il fait presque froid. Je fais le plein d’oxygène, rêvasse, me promet d’aller jusqu’au au sommet dans quelques années.

L’escapade donne faim. A midi, c’est soba. Comme hier midi, et hier soir aussi d’ailleurs. C’est la spécialité a Nagano, mais il y a tant de variétés différentes que l’on ne s’en lasse jamais.

Déjà il faut rentrer, ‘retour a la civilisation’ via un petit crochet au touristique Tsumago-juku. Il refait chaud, quoique la balade soit agréable avec ces petites ruelles et maisons en bois.

Nagoya. 20 heures, 30 degrés. Cette désagréable bouffée d’air chaud quand j’ouvre la porte de la voiture. Le temps de porter les enfants à leur chambre que je suis en sueur. Peut-être ai-je rêvé ?

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En attendant l’été (Wakasa, Fukui)

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Nous prenons la route vers 5h du matin pour cette petite baie tranquille perdue au fond de la presqu’île de Tsunegami, dans la préfecture de Fukui. Pour nous il s’agit d’un anaba, mot que l’on utilise pour désigner un ‘petit coin perdu uniquement connu des habitués’.

Fukui est victime de son succes. Ses plages tout au long de la mer du Japon sont superbes mais bourrées de monde : Places de parking hors de prix, nourriture immonde, musique infâme qui gueule des haut-parleurs. Entassés sur la plage, avec le voisin qui fait un BBQ à deux mètres de ta tente t’envoyant sa fumée en pleine tronche … Plus jamais !

Quand nous arrivons vers 8h il fait gris et autour de 27 degrés, l’eau est presque froide. Une dizaine de pêcheurs dispersés sont en pleine méditation. Un bateau de pêche quitte la baie de temps à autre, offrant aux enfants quelques vagues pour faire les fous. Puis ils replongent attraper les petits poissons avec leurs épuisettes. Ah, ce calme …

 

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Yunoyama.

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Yunoyama, dans la préfecture de Mie, se trouve à une petite heure en voiture de chez nous. Si la région est surtout connue pour ses nombreuses stations thermales, les fameux onsen, sa moyenne-montagne ( Gozaisho a 1.212m ) offre d’agréables escapades et un peu de fraîcheur salvatrice alors que l’été commence à se faire long.

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Après avoir été plusieurs fois à la mer avec sa foule, ses luttes pour trouver une place, son sable qui colle aux pieds et les yeux qui piquent, cela nous à fait du bien de nous (re)poser au bord de la rivière, a l’ombre des arbres, au calme.

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Hanabi 2013.

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L’été, chaque ville y va de son feu d’artifice (hanabi) ‘local’. Je me permets de mettre local entre parenthèses puisque certains spectateurs n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres pour assister aux plus connus. Même celui de notre petit bled, qui ne compte pourtant qu’un peu plus de 100.000 habitants, attire tellement de monde que pour être sur d’avoir le son et surtout l’image, il faut s’installer avec ses provisions quelques heures avant le debut du spectacle.

Cette année, au programme, le désormais rituel feu d’artifice de Tokai, (Aichi), en pleine ville, tranquillement installés au milieu d’un terrain de foot …

DSCF1062Et celui d’Echizen-chou (Fukui), au bord de la mer, auquel j’ai assisté pour la première fois. Alors que c’est pourtant la fête, pourquoi y’a-t-il toujours un léger sentiment de tristesse, de nostalgie qui me parcourt dans ces moments-là ? Suis-je tatamisé pour de bon ?

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Chausu-yama, Aichi.

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Quoi de mieux quand il fait chaud que d’aller se rafraichir a la montagne. Bien qu’il fasse gris il fait 25 degres quand nous quittons Nagoya. Il en fait pratiquement 10 de moins quand nous arrivons a Chausu-yama au bout de deux heures et demie de route. Juste au bord de la prefecture d’Aichi et de Nagano, tele-siege, paquerettes et charmants petites betes de tous poils. Il n’y a pas que le typiquement japonais dans la vie …

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Gujo → Takayama

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Au debut il n’etait pas prevu de passer a Takayama, mais vu qu’on etait ‘dans le coin’ autant en profiter ! Pour rejoindre Takayama a partir de Gujo, il faut traverser une epaisse foret pendant un peu plus d’une heure. Superbe ciel bleu sans nuages, foret d’un vert eblouissant, la balade toutes fenetres ouvertes est un regal. On est tous d’accord pour dire que l’abondance de verdure nous rappelle le Luxembourg, le beau temps en prime.

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A mi-chemin, nous nous arretons a Pascal-Kiyomi, une oasis au milieu des montagnes avec sa rafraichissante petite riviere a l’eau claire qui se faufile a travers la foret. Cela faisait un bout de temps que je voulais y aller puisque Pascal, c’est justement mon prenom. Je relate ce fait avec enthousiasme a la serveuse du restaurant ( ‘si si, regardez mon permis de conduire !’ ) qui s’en moque eperdument, comme si tous les etrangers de passage lui faisaient le coup. L’air de repos fourmille d’adeptes du touring ; Motards barbus et golden boys qui ont toutes les peines du monde a faire rentrer leurs grosses voitures de sports dans l’etroite aire de stationnement qui fait pour l’occasion surtout aire d’exposition.

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Nous arrivons a Takayama en fin d’apres-midi, flanons a travers les rustiques avenues marchandes. Beaucoup de touristes et d’echoppes attrape-touristes, mais la promenade est agreable, le temps comme suspendu. Il faudra y retourner une fois avec un peu de temps devant nous pour mieux profiter des nombreux sites touristiques que propose la ville …

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‘Si tu vas a Gujo …’

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A peine sont-ils arrives a l’aeroport que les touristes etrangers, chinois et thailandais principalement se ruent vers le comptoir d’information le plus proche pour toujours nous poser la meme question : ‘Comment va-t-on a Gujo et Takayama ?’ Pourquoi cette popularite ? Le mieux, c’est encore d’aller y faire un tour ! A Gujo tout d’abord …

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Petit village perdu au milieu des montagnes. Vieilles batisses en bois au bord de la riviere. Il fait un petit vent rafraichissant, l’endroit fourmille de touristes du Japon et d’ailleurs …

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Un vieux batiment qui fait office de tourisme, magasins de souvenirs et restaurant.

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Au Japon, on trouve en vitrine des restaurants des reproductions de plats afin d’aider les touristes a choisir leur menu. On fabrique a Gujo plus de 70% de la production nationale.

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Errer au hasard parmi les ruelles etroites. Entendre les enfants jouer a l’interieur des maisons …

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NGO-CDG-NGO.

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Ces derniers temps, mes mails se font rares et comme il s’avère qu’il est apparemment plus rapide pour mes proches d’être au courant de mes agissements par le biais de ce blog, j’en profite pour informer mes chers compatriotes de mon retour au pays pour une petite dizaine de jours à partir du 15 octobre – fort probablement seul, malheureusement.

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Ce train va bien à … ?

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Dans la série ‘vous savez que vous travaillez trop lorsque … ‘, vous savez que vous travaillez trop lorsque par mégarde vous manquez de peu de monter dans le train qui vous mène à votre lieu de travail alors que vous vouliez vous rendre dans la direction opposée.

En même temps, le système ferroviaire japonais est pour le moins complexe. Pour donner un ordre d’idée, on pourrait le rapprocher du RER parisien, c’est vous dire. Pour résumer grossièrement, cela signifie que certains trains s’arrêtent à toutes les gares les futsû densha ), d’autres que dans les gares principales ( tokkyû etc … ), d’autres encore sont directs. Pour rajouter un peu de piment à tout cela, une poignée d’entre eux bifurque ou passe de futsû à tokkyû à mi-chemin, voire même s’arrête là où vous ne vous y attendiez pas. Cela dit, j’ai de la chance, dans les alentours de Nagoya on ne compte que trois compagnies ferroviaires.

Si l’on ajoute le fait que les annonces sont majoritairement en japonais uniquement, monter dans un train au Japon, c’est un peu l’aventure, et il m’est arrivé déjà un paquet de fois de partir dans la direction inverse, de prendre un train direct au lieu d’un futsû, et surtout, le classique d’entre tous les classiques, monter dans le dernier train, s’endormir, et être réveillé par le contrôleur ( qui soit dit en passant porte mal son nom tant les personnes qui ne paient pas le train sont rares ) une fois arrivé au terminus, c’est à dire 50 petits kilomètres de chez vous. Avec 7.500Y de taxi pour ma pomme, mon porte-monnaie s’en souviendra toute sa vie.

En fait, quand j’y repense, je suis incapable d’expliquer comment j’ai réussi lors de ma première venue au Japon à arriver du premier coup de l’aéroport de Narita à Okazaki alors que j’avais trois correspondances dont une dans l’immense gare de Tôkyô, le tout alors que je n’avais pas dormi depuis au moins 30 heures et ne parlais à l’époque que quelques mots de japonais. Si je devais le refaire aujourd’hui, je ne peux pas affirmer à 100% que j’y parviendrais du premier coup.

D’ailleurs, je pense me rendre à Tôkyô sous peu. Que d’aventures en perspective …