balades au Japon

‘Mangez des pommes’ @ Matsukawa (Nagano pref.)

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Sur la route, le paysage est très spectaculaire. Alors qu’il a plu pendant deux jours sans s’arrêter, une fois sorti de l’interminable tunnel Ena qui sert de frontière entre la préfecture de Gifu et celle de Nagano, la pluie se met à cesser. La température monte de quelques degrés et une demie-heure plus tard, peu avant l’entrée dans la ville d’Iida, apparaît une mystérieuse brume (ou est-ce un nuage ?) qui va venir se coller à toutes les montagnes alentours. C’est fascinant, mais je suis sur l’autoroute, je me ressaisis.

La region de Matsukawa est connue pour ses pommes. Si j’avais détourné un peu mon regard des montagnes au loin, j’aurai pu remarquer les champs de pommiers des deux côtés de la route qui se succèdent sur des kilomètres. Le temps est maussade, mais cela fait une semaine que les enfants ne parlent que de cette cueillette de pommes à volonté avec leurs cousines.

Entre deux averses nous choisissons soigneusement nos pommes, auxquelles les gouttelettes d’eau de pluie donnent un air encore plus appétissant. Nous avons l’embarras du choix, après de longues hésitations j’en croque une à m’en décrocher la mâchoire. Je me souviens de l’été de mes dix ans, à Nod, quand je mangeais une pomme matin midi et soir. Est-ce la même année que j’ai perdu une dent en croquant dans une pomme comme je viens de le faire ? Dire qu’il y avait les même champs de pommiers tout près de l’endroit où j’ai grandi sans que je ne m’y sois jamais arrêté pour y goûter. Je m’imagine à l’époque avec mes copains volant chacun sa pomme – la plus grosse possible- et dévalant la longue pente vers Mamer sur nos vélos, le propriétaire rouspétant après nous en courant. Je souris bêtement. C’est absolument délicieux.

 

écriture

‘Pourquoi j’écris, autant me demander pourquoi je respire …’ (2)

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Depuis mon premier post sur le sujet, au bout d’un peu plus de 6 ans j’en suis au douzième tome, au douzième carnet ou au douzième volume. Je ne sais trop comment nommer mes cahiers, parler de mémoires me semble un peu trop ambitieux et arrogant, parler de tomes laisserait penser qu’un jour le tout sera publié alors que c’est là le dernier de mes souhaits.

Après diverses escapades j’ai fini par adopter un format unique, les somptueux Traveler’s Notebook. J’utilisais déjà auparavant les produits Midori pour écrire mes lettres. Le papier est de très bonne qualité, léger, doux au toucher sans pour autant absorber l’encre de ma plume. Le format me laisse donner libre cours à mes pensées sans être encombrant à transporter.

Il me faut plus de place qu’auparavant depuis que j’y colle des photos, des billets d’entrée, les petits mots d’adieux des collègues qui quittent leur poste, les cartes routières où je marque les itinéraires lors de nos promenades, les cartes de visite et les reçus des restaurants qui m’ont marqué. Cela me prend aussi de plus en plus en temps, mais je prends beaucoup de plaisir, une fois tout le monde couché, au calme, à m’asseoir à mon bureau et écrire, découper, coller ou même dessiner.

C’est certes très agréable, mais à force de ne penser qu’à ce que l’on a fait de sa journée, à la décortiquer pour n’en noter que les moments que l’on aura envie de se remémorer dix ou vingt ans plus tard, cela manque de critique et de synthèse. Pour donner un exemple concret, je prends note par exemple de chaque nouvel album ou livre et rédige un court commentaire de 3 ou 5 lignes, mais cela n’entraîne aucun débat puisqu’il n’y a personne pour le lire. De même

Reprendre l’écriture de ce blog est une façon de me secouer les puces. Regarder un peu plus autour de moi, les gens, les paysages ou les architectures. Ne plus me contenter de raconter les choses, mais me forcer à trouver des sujets et des histoires à raconter, avoir des photos à montrer et partager le tout avec les quelques personnes qui voudront bien m’accompagner. Bon, un jour il faudra quand même que je change l’interface du site …

travail

Le mot du jour : Idô

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Chaque année, pendant la deuxième moitié des mois de mars et de septembre, au travail on a notre ’mercato’ à nous. Pendant cette période les RH rôdent dans les bureaux et les supérieurs sont de mauvais poil, embarrassés d’avoir à faire des choix difficiles. Chacun est à l’affût de la moindre information, les rumeurs vont bon train … Plus personne ne travaille, c’est plutôt contre-productif en vérité.

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Afin que tout ne se fasse pas dans notre dos, au début du mois on nous a demandé notre avis ! Chaque employé, et ce quelque soit son grade, se voit envoyer un formulaire en ligne : ’Est-ce que mon poste actuel me satisfait ? Quel sont mes objectifs ? Est-ce que je souhaite changer de service ?’ Chacun remplit son formulaire en douce afin de ne pas vexer les collègues : Ouvertement avouer vouloir se faire muter, c’est un peu comme hurler ’je n’en peux plus de vous tous !’ au milieu du bureau.

Après de longues délibérations, les mutations sont généralement officialisées le 20. Ce jour-là chaque employé retient son souffle au moment d’entrer au bureau. A peine assis qu’un haut-placé débarque de nulle part : ’Tu as cinq minutes ?’ Tout le monde se regarde tandis que tu es entraîné vers une pièce à part … Certains supérieurs semblent prendre plaisir à ce petit jeu, comme ce type qui d’habitude ne t’adresse pas la parole mais qui ce jour-là viens vers toi pour … te demander un service. D’autres encore sont plus discrets, te donnent rendez-vous par téléphone.

Alors que la journée se poursuit et que la Terre continue à tourner, il suffit de voir les mines réjouies, les figures décomposées pour savoir qui va bouger ou non.

Quant à moi ? Cela fait 6 ans que je suis dans le même service, 3 ans que je demande à me faire muter, mais toujours rien. Il est vrai que je ne vaux pas 222 Millions de Yens ! On verra en mars …

vie quotidienne

’Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose …’

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… qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre’.

Après avoir profité de chaque opportunité pour me balader à droite et à gauche pendant tout l’été, puis achevé par des horaires plutôt corsés, je suis sur les rotules depuis le début du mois. Je suis lessivé, mais ne parviens pas à rester en place plus de deux heures. La télé m’ennuie, m’agace, m‘écœure. Même mon simulateur de contrôle aérien me lasse au bout d’une heure. Quand je bouquine je ne peux m’empêcher de prendre des notes, j’étudie plus que je ne lis, c’est épuisant !

Alors quel que soit le temps, je finis par sortir de chez moi. Avant-hier je suis allé à l’exposition intitulée ’Old Masters from the State Hermitage Museum’, regroupant de superbes toiles de la collection du Musée de l’Ermitage. Hier j’ai fait 13km de cross-country, montant et dévalent tout ce que compte comme côtes et pentes le plus grand parc alentours.

Et là, le temps de concocter cet article que je sens déjà des démangeaisons dans les mains, dans les jambes. Il fait 30 degrés, le ciel est bleu et sans un seul nuage … C’est épuisant !

balades au Japon

‘So get out your seats and jump around !’ @ Minami Chita Beach Land ( Aichi )

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A Nagoya, il y a bien sûr l’aquarium public du port de Nagoya, tellement immense qu’on ne parvient même pas à en faire le tour en une journée. Il y a cet extraordinaire bassin principal où nagent les dauphins, sa gigantesque baie vitrée où il me serait possible de rester pendant des heures si les enfants ne me tiraient pas de mes rêveries pour aller voir les pinguins, les orques ou encore les tourbillons de maquereaux, bien plus divertissants.

Puis il y a Minami Chita Beach Land, au sud de la péninsule de Chita, à une petite heure de route en voiture de chez nous. Plus qu’un aquarium, cela ressemble plutôt à un parc d’attraction  avec sa grand-roue en plein centre. On est à la campagne, c’est très ’at home’, toutes les deux heures on peut serrer la patte aux otaries ou donner à manger aux tortues de mer. Et puis il y a à chaque fois le côté féerique du spectacle de dauphins et d’otaries. Les trois premiers rangs sont pratiquement les pieds dans l’eau, une otarie vient fréquemment se balader au milieu des spectateurs, grands et petits sont ravis ! Cette proximité avec le public me semble inconcevable à l’aquarium de Nagoya …

keeping running

‘Pourquoi je cours, autant me demander pourquoi je respire …’ (1)

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3.5km pour s’échauffer, puis faire quatre fois le tour du Fuji Speedway à fond.

Non, je ne suis pas devenu pilote de course. Il ne s’agit pas non plus d’une tentative visant à envoyer ma voiture à la casse ’façon Nürburgring’. Je me suis juste inscrit au ’Fuji Marathon Festa in Fuji Speedway’. Il me faudra donc en novembre prochain courir un semi-marathon sur le mythique Fuji Speedway en contemplant le Mont Fuji tout proche.

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Je cours à peu près sérieusement depuis maintenant un peu moins de trois ans. Ce sera ma quatrième course au Japon, après un semi-marathon en 2015 et deux marathons accomplis l’année dernière, dont le marathon de Nara, réputé pour être assez difficile.

Plutôt que de me soucier du chrono, je pense surtout apprécier le concept de la course et le fait de pouvoir courir là où des bolides font du 300km/h. Il va falloir que je m’achète une GoPro pour faire ’caméra embarquée’, les bruits de moteurs seront exclusivement faits à la bouche !

'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'

Tout ce qui a deux ailes me fait planer (2)

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Je suis dehors à 7h pour l’ouverture du Sky Deck après une nuit très calme. Il fait déjà 27 degrés mais il souffle un agréable vent frais, qui contrairement à ma séance précédente, souffle du nord au sud. Cela me permet de prendre mes photos sous un angle différent et m’évite d’être à contre-jour sur les décollages au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel.

A part moi je compte une dizaine de photographes. L’un d’eux, particulièrement acharné, commence à déballer sa valise et à monter trois appareils. Une fois son gigantesque télé-objectif monté, le plus gros fait la longueur de mon bras. Casque sur les oreilles, antenne qui dépasse de la poche de sa veste, il écoute certainement les échanges entre le pilote et la tour de contrôle.

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Je retrouve le Flower Jet de la session précédente. Les inverseurs de poussée à la verticale du jet privé Gulfstream G450 me fascinent, c’est la première fois que j’en vois de la sorte. Le temps de rêvasser à propos des avantages d’un tel procédé que le A320 d’Uzbekistan Airways est en bout de piste. La compagnie effectue quelques vols charters vers Guam en été. Tashkent, Urgench … rien que le nom des villes desservies offre un dépaysement total. Entre-temps le vent s’est fait plus fort, le Bombardier d’ANA décolle instantanément, je peux distinguer la tête du pilote qui est juste à ma hauteur.

Je compte maintenant autour de 30 personnes autour de moi. A les voir tous sortir leur attirail et vérifier leur smartphone toutes les deux minutes, il ne fait nulle doute qu’ils attendent comme moi la venue du Dreamlifter.

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Pour transporter les différentes pièces de ses avions construits un peu partout dans le monde, Airbus a ses Beluga, et Boeing ses Dreamlifter. Il n’existe que quatre Dreamlifter, mais ils viennent fréquemment à Nagoya, de nombreux sous-traitants étant localisés dans le coin. Néanmoins, la drôle de forme et la taille de l’engin, le boucan produit par ses quatre moteurs et l’irrégularité des allers et venues font de chaque visite un évènement.

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Plus que satisfait, je décide de quitter les lieux, la chaleur et la fatigue ont raison de moi. Tandis que le 787 de Japan Airlines en partance pour Narita quitte son spot, celui provenant de Bangkok atterrit et les deux appareils viennent s’aligner dans mon cadre. La probabilité que cela se reproduise est quasiment nulle. Je jubile !

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Shirakabako > Kurumayama > Kirigamine > Shirakabako (Chino-shi, Nagano pref.)

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Shirakabako

Shirakabako Royal Hill

Vue sur Shirakabako a partir de Kurumayama

Un planeur en haut de Kurumayama

Kirigamine

Kirigamine

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Shirakaba-ko ( Lac Shirakaba ), nous y sommes venus plusieurs fois en hiver. C’est ici que Louis a chaussé ses premiers skis, et la première fois en dix ans que j’ai eu la trouille en voiture quand en pleine montée la voiture devant nous s’est mise à patiner sur une plaque de verglas et  doucement reculer pour s’immobiliser à un petit mètre de nous. Pas de quoi donner envie d’aller ’toujours plus loin, toujours plus haut’ !

J’étais donc plus que ravi d’enfin pouvoir nous balader dans la montagne en voiture sans risquer nos vies. J’emprunte la ’Venus Line’ qui part du lac pour se faufiler entre la plaine de Kurumayama puis celle Kirigamine, entre 1,600 et 1,800 mètres. La route est parsemée de ’view points’, chaque arrêt dure bien plus longtemps que prévu tant la vue sur les plaines et les montagnes au loin est saisissante. Alors que l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc) à justement lieu dans quelques jours, je m’imagine à quel point il doit être agréable de courir, ou non, de voler plutôt, au milieu de ce décor de rêve.

Retour au lac. Il fait 23-25 degrés, j’en profite pour faire courir deux fois les 3.8km du tour du lac tandis que Léo me suit sur son Mountain Bike loué à l’hôtel. Rapide saut au bain public, buffet -et bière à volonté. Je dors instantanément, me réveille à 5h30. Je me balade aux abords du lac appareil à la main (les deux dernières photos) en rêvassant. De bon matin, pêcheurs, peintres, joggeurs, randonneurs et photographes sont disséminés autour du lac, et ils me semblent avoir tous quelque chose en commun : Ils sont en paix avec eux-même. Et à cet instant, le fait que je fasse pour ainsi dire ’partie du décor’ me rend fou de joie.

Oubliez le Japon et ses temples, allez plutôt à la montagne, c’est tout aussi spirituel !

le mot du jour/travail/vie quotidienne

Le mot du jour : Hanbôki

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Chaque année ça recommence. Si aux alentours du 15 août la France a ses chassés-croisés sur les autoroutes, le Japon est lui aussi sens dessus-dessous durant l’O-bon, période durant laquelle -en principe ‘les gens des grandes villes retournent à leur ville natale et s’occupent des tombes de leurs ancêtres‘.

Selon les entreprises et les hasards du calendrier, les salary-men sont en congés payés pendant une période de 7 à 10 jours voire plus s’ils parviennent à faire le pont. Oui, vous savez maintenant pourquoi Paris, Madrid et Londres ou encore Guam, Hawaï et Séoul pullulent de touristes japonais à cette période ! Alors qu’un billet d’avion pour la Corée du Sud coûte un bras, ne serait-ce que m’imaginer le prix d’un séjour d’une semaine à Hawaï d’un père de deux enfants me donne le vertige.

Et pourtant, l’aéroport est plein à craquer. A tel point que nous ne sommes pas autorisés a poser congé. Et nous voilà donc à devoir face à des hordes de voyageurs arrivant en train, en voiture ou en bus. L’aéroport a cela de magique que le voyage commence avant même que l’avion décolle. Les voyageurs ne sont plus eux même, surtout quand ils voyagent en groupe ou en famille : Ca rit, ça parle fort, et parfois c’est la panique : ’Non, les 400 passagers de ce vol n’attendront pas sagement 15 minutes ton arrivée juste parce que tu as eu une panne de réveil !’

Hanbôki, en anglais, se traduit par ‘busy saison’. En français je serais tenté de traduire le tout par ’C’est la foire !’ Encore une semaine a tenir !

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Chausu-yama ( Aichi pref. )

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Je ne me souviens pas avoir eu l’occasion de me balader en haute montagne en plein été étant enfant, et les seules images que j’ai en tête sont celles des étapes du Tour de France dans les Alpes. C’est ce dont je me suis rendu compte hier au cours d’une conversation lors du retour de notre escapade. Les larges prairies vertes qui contrastent avec le ciel bleu, les nuages si proches que l’on croirait pouvoir les toucher, les lacets interminables … Si j’ai toujours trouvé la montagne superbe, il aura fallu attendre ma venue au Japon et d’avoir la montagne ‘à ma porte’ pour pouvoir pleinement l’apprécier.

Après un éprouvant week-end passé à la mer il y a une semaine, il me fallait un peu de fraîcheur. Le typhon Noru se trimballe déjà au sud-ouest de l’archipel, la mer est agitée. Le temps est instable, on annonce d’éventuels éboulements de terre en haute montagne. Cependant l’été est trop court pour ne pas en profiter ! A défaut d’aller titiller les nuages comme le mois dernier, nous coupons la poire en deux et nous contenterons des 1.000 mètres du Mont Chausu (Chausu-yama) situé en bordure de la préfecture de Nagano et d’Aichi.

Comme nous ne sommes pas pressés nous préférons à l’autoroute la route 153 qui relie Nagoya à Iida. Cela nous fait traverser la cohue du centre-ville de Toyota, mais nous permet de jouir de cet instant de bonheur au moment de traverser le petit pont rouge qui sert -qui me semble servir- de frontière entre la ville et la montagne. Je coupe la clim’, ouvre grand les fenêtres et au bout de 500 mètres de route à l’ombre des arbres il fait déjà 4 ou 5 degrés de moins.

Arrivés à destination, il fait gris, ce qui accentue encore d’avantage la différence de température. Les gens déjeunent au milieu de la prairie, nourrissent biches et chèvres à la petite ferme improvisée. Le télé-siège est en marche malgré le ciel menaçant. Les enfants attrapent quelques insectes avec leurs épuisettes, nous faisons du canoé sur le petit étang. Toujours ce calme …

Fidèle à ma réputation d’homme-pluie, il se met à pleuvoir. L’averse est assez violente, je me félicite de ne pas être monté au sommet. Lorsque la pluie cesse la brume se lève. Nous sommes dans les nuages, le petit vent est très agréable. Je rêvasse dix longues minutes sur mon banc, si loin des tracas et de la chaleur de la ville.

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