musiques

La location de cds au Tsutaya du coin,

Posted on

La location de cds au Tsutaya du coin, c’est un bon compromis entre le download qui fait de vous un hors-la-loi, et l’achat qui fait de vous ‘une victime du systeme’, pour reprendre les principaux arguments de mes collegues. 1,000 yens pour 5 cds, non seulement c’est presque gratuit,  mais en plus c’est legal ! C’est surtout l’occasion de se laisser aller a quelques explorations et excentricites : j’ai ainsi rapidement pu tuer dans l’oeuf un soudain boom de musique classique, d’opera puis de violoncelle, me refaire la discographie complete de Muse ou encore Fatboy Slim ou m’ecouter d’une traite les OST de Cowboy Beebop ou Standalone Complex. Ca part dans tous les sens …

DSC_0002

1. J’ai decouvert ‘Get Lucky’ de Daft Punk un peu apres tout le monde il y a deux semaines a la radio lors d’une balade en voiture par une belle apres-midi printaniere avec Leo. Le chanson collait si bien a l’ambiance que Leo en chantonne  encore vaguement l’air aujourd’hui. La presence de Pharrell Williams m’a surtout donne envie de reecouter un peu de N.E.R.D.

2. Bruno Mars, doo-wops & hooligans. Bruno Mars ? Je ne sais meme pas trop de quel style musical il s’agit, mais je suis certain d’en avoir entendu parler quelque part, et en bien.

3. Bob Dylan’s Greatest Hits. Seance de rattrapage avant d’entamer l’ecoute de son dernier album, et palier a un grand manque de connaissances.

4. Rihanna, Unapologetic. Parfois je m’offre des petites mise a jour r&b ( le terme ne veut plus dire grand chose ) pour ne pas mourir completement idiot. ‘Diamonds’ m’a bien plu

5. 80Kidz, Weekend Warrior. Choisi completement par hasard au rayon electro il y a 2 mois, son dernier  album ‘Turbo Town’ a ete une tres bonne surprise. Cela faisait un bon moment que je n’avais pas ete emballe a ce point par de l’electro japonaise !

Avec le recul, la selection est plutot soft. C’est le printemps, il commence a faire beau, tout n’est que joie et volupte. Cette selection, c’est un peu comme un ‘bande originale de vie, vol. mai 2013’.

Uncategorized

‘Plus on est de fous …’

Posted on

Le 5 mai, c’est la journee des enfants, le koi-nobori est de sortie. Les experts remarqueront que le notre ne comporte pas 3 mais 4 carpes. Ce que cela signifie ? Que nous n’avons pas un, mais desormais deux robustes garcons ! Il s’en est passe des choses pendant mon ‘absence’ …

Image

vie quotidienne

‘Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore.’

Posted on

Léo adore les voitures. Je suis (devenu) accro au café.

Les gars du marketing chez Kirin Beverage ont bien fait leur boulot. Ils nous prennent par les sentiments en nous proposant avec leurs canettes de café des séries de voitures miniatures. Sans doute la pire invention depuis l’infâme Magic Box de McDonald !

L’offre n’étant valable que dans la limite des stocks disponibles et dans certaines chaînes de conbini uniquement, on se retrouve rapidement sans trop s’en rendre compte en train de faire la tournée des conbinis du coin pour compléter sa collection.

Image

Pris au jeu, j’ai jeté mon dévolu sur la série de 6 modèles d’ambulances et de voitures de pompiers de la marque de café FIRE ( la bonne blague ! ). Les papas les plus téméraires pourront se ruer au conbini le premier jour de la campagne et s’emparer des 6 d’un coup. Mais d’une part cela vous obligerait à faire l’inventaire de tout le stock du magasin, et d’autre part il faut dire ce qui est, arriver à la caisse avec ses 6 canettes revient a s’écrire sur le front ‘le marketing m’a lobotomise’. Les acheter discrètement, une par une, l’air de dire ‘Ah oui, mais bon, en fait, le jouet moi, j’m’en moque hein … !’ c’est bien plus subtil, même si le café en question n’est même pas forcément à son gout.

‘On dira ce qu’on veut, Leo est content, c’est bien l’essentiel !’ dirons nous pour nous rassurer.

Uncategorized

sakura 2013.

Posted on

Cette année aussi, les cerisiers en fleurs ne l’ont été qu’un bref instant. Heureusement, Léo a pris quelques photos ! Ca s’est passé près de chez nous …

DSC_0023

DSC_0030

écriture/vie du blog

‘Pourvu que ça dure … ‘

Posted on

Je tiens le journal papier dont je parle dans mon post précédent depuis maintenant bientôt 600 jours. Y écrire n’est plus ressenti comme une obligation, mais comme un véritable besoin.

Il m’arrive d’y écrire plusieurs fois par jour, ou parfois le soir, juste avant de me coucher, comme une sorte d’exercice qui me permet de faire le point sur la journée écoulée. Pendant un certain temps, lorsque je n’avais rien à écrire je me contentais de quelques lignes. Si ce manque d’inspiration n’est absolument pas un problème en soi, j’ai tout de même au bout d’un certain temps fini par me rendre compte qu’il suffisait juste de regarder un peu autour de soi, d’être un peu plus curieux pour que les sujets et les mots viennent d’eux-même.

Le fait d’écrire pratiquement quotidiennement pendant plus d’un et demi m’a appris beaucoup de choses. C’est la principale raison qui me motive pour mettre ce blog à jour aujourd’hui.

Uncategorized

‘Pourquoi j’écris, autant me demander pourquoi je respire …’

Posted on

Image

On me demandera pourquoi je n’écris plus. En vérité la question serait mal posée puisque cela fait bien longtemps que je n’ai plus écrit autant. Il se trouve que je suis fâché avec le digital. Les I Phones, les mini-ordinateurs portables, I-pad et autres gadgets numériques se veulent pratiques, mais leur principal défaut est qu’ils ont une trop grande force d’attraction. On les allume pour effectuer une tâche et le temps passe a une vitesse phénoménale. Il faut les voir, tous, leur précieux à la main. Dans le train, dans le bus, en voiture, aux toilettes, partout. Il faut les voir passer 10 minutes à écrire un message qu’un coup de téléphone de 30 secondes aurait arrangé. Les voir à la gare mettre 5 minutes pour vérifier l’horaire de leur train sur leur instrument alors que le panneau d’affichage n’est qu’à trois mètres d’eux. Impossible d’avoir une conversation normale avec mes collègues pendant la pause de midi puisqu’ils sont tous à se bousiller les yeux sur leurs écrans minuscules.

Comme j’ai mauvaise mémoire, je suis obligé de prendre note de tout. Acheter un smart phone hors de prix pour y noter que je dois acheter deux litres de lait au supermarché au retour du travail est ridicule, un bon vieux bloc-note fait largement l’affaire. Par manque de place j’utilise maintenant depuis trois années consécutives l’agenda B5 de Muji. Sa grande taille au prime abord encombrante à l’avantage d’offrir une certaine stabilité bien utilise quand il s’agit d’écrire dans le train, à peu près le seul moment de la journée où j’ai un peu de temps pour moi tout seul.

Je me suis surpris à éprouver un grand plaisir à feuilleter les agendas des années précédentes. Les événements n’y sont parfois notés que de façon succincte, des périodes laissées blanches laissent suggérer une période difficile ou tout simplement le manque de temps. Les listes de préparatifs remémorent des voyages, des notes certaines conversations. Les rendez-vous me rappellent que cela fait des mois que je n’ai pas vu untel … Petits plaisirs que n’offrent pas le digital puisque personne ne relit ses mails reçus ou envoyés il y a trois ans, personne ne consulte ses entrées l Cal. Par manque d’espace disque, nous entrons dans une triste période où il faut effacer son passé pour y faire de la place pour les choses à venir.

De fil en aiguille j’ai entamé la rédaction d’un autre cahier plus compact, où je note le fil de mes pensées, questions existentielles et autres introspections. Avec le recul il me semble que je n’y écris que lorsque je vais mal. Que plus je suis énervé, plus j’y écris grand, avec de grands espaces entre chaque mot. A force d’écrire des messages de plus en plus courts, on oublie à quel point écrire d’une traite pendant dix ou quinze minutes peut défouler. En un peu moins d’un an j’en suis au troisième carnet.

Après avoir ainsi noté ce qu’il faut faire et ce qu’il aurait fallu faire, il ne manquait plus qu’à coucher sur papier ce qui a été fait. C’est le point de départ du troisième cahier, un bon vieux journal intime comme j’en écrivais déjà il y a 20 ans de cela. Les articles ne commencent plus par ‘cher journal … ‘ et je n’y passe plus mon temps à m’excuser de ne pas y avoir écrit pendant une semaine, mais j’y relate les faits sans les analyser, en y ajoutant quelques photos et articles de journaux. Ma joyeuse compagnonne se moque de moi, je suis pire qu’une lycéenne avec mes cahiers et ma trousse.

Surtout, le tout-digital me fait peur. Nos données sont stockées on ne sait où par on ne sait qui. Qui me viendra en aide le jour où Facebook, Flickr et WordPress seront fermés du jour au lendemain et que toutes mes précieuses mémoires seront perdues. Le jour où mon ordinateur explosera, que mes cd seront rayés, mon disque dûr externe dérobé ? Un cahier, dix cahiers, cent cahiers ! Ils sont et seront physiquement là, dans l’étagère. Ils me prendront de la place mais il me suffira de tendre le bras pour parcourir une partie de mon existence. A force de vouloir tout partager avec tout le monde il me semble que nous perdons tous un peu nos repères. De même, ma joyeuse compagnonne a fini par comprendre que si je ressasse si souvent le passé ce n’est pas parce c’était mieux avant, mais parce que j’en suis fier, que c’est à travers ces étapes que je suis là où j’en suis aujourd’hui.

vie quotidienne

Lettre et le néant.

Posted on

Le choix du papier. Le choix du stylo, de la couleur de l’encre. Lieu et date en haut à droite en guise d’échauffement. L’odeur de l’encre sur le papier. ‘Comment vas-tu depuis tout ce temps ?’ Puis un blanc, le temps de trouver le fil.

Il faut du courage pour se lancer puisque la moindre ratûre saute aux yeux. Pas de touche delete, et que l’on ne me parle pas de Tip-ex ! On ne jette pas une lettre comme on efface un mail, aussi est-il important de bien choisir ses mots.

Une fois quelques lignes entamées, c’est toujours le phénomène inverse. Les mots viennent d’eux même, et il devient parfois difficile de s’arrêter. Afin de ne pas ennuyer le lecteur j’ai fini par me fixer quelques limites dans l’espace. Il me semble depuis que mes fins de lettre s’en retrouvent bâclées et mal écrites.

Il ne reste plus qu’à joindre l’une ou l’autre photo, choisir une jolie enveloppe et surtout un timbre approprié. Ajouter l’adresse que l’on connaît par coeur à force.

Le contact physique avec le papier et le stylo. Chaque lettre écrite reste quelque part gravée dans la mémoire, comme si la main avait physiquement retenu son contenu. Mettre cérémonieusement la lettre à la poste. Arrivera-t-elle ? Et quand ? Vivement la réponse !

vie quotidienne

Ces trois dernières années …

Posted on

… dans un rayon de trois ou quatre kilomètres, notre ville s’est métamorphosée. Les routes en mauvais état ont été refaites, le petit parc un peu plus haut a disparu pour laisser place à une bruyante route à deux voies. Les magasins poussent comme des champignons ( empoisonnés ). Leurs prospectus viennent pourrir un peu plus notre boîte aux lettres. Leurs parkings sur-dimensionnés sont envahis d’abrutis qui par un bel après-midi de mois d’août ne trouvent rien de mieux à faire que de piquer un roupillon dans leur voiture avec moteur et climatiseur allumés. Bruit, pollution, croisements, accidents, avec tout ce bitume tout frais il fait inutilement chaud.

Pendant les mois de juillet et août nous n’avons quasiment pas été à la maison, mais toujours en vadrouille, à la recherche de produits frais : mers, rivières et montagnes.

vie quotidienne

‘et dans 150 ans …’

Posted on

Il doit y avoir de cela 20 ou peut-être 25 ans. Pendant les vacances d’été après le journal télé de 13h, parfois la météo annonçait gravement sur la carte d’un brûlant rouge vif qu’il allait faire dans l’après-midi 32 ou même 33 spectaculaires degrés. Pareille chaleur était à l’époque exceptionnelle, et cela ne m’empêchait en aucune façon de m’amuser dehors du matin au soir.

L’été au Japon a été torride. On a eu droit à 35 voire 36°C plusieurs jours d’affilée et de nouveaux records de chaleur battus. Même le soir il a souvent fait autour de 30°C.