Après ma promenade à Atsuta Jingū je me mets à me balader au hasard, comme d’habitude. Coincé entre deux immeubles de quelques étages, un discret torii m’invite à m’engouffrer dans un étroit chemin qui me guide vers une arrière-cour au milieu duquel trône un petit sanctuaire. Bien qu’il soit autour de midi et que l’endroit soit encerclé d’habitations modestes et même de ce qui semble être un petit restaurant, il y règne un calme agréable et apaisant dont je profite pendant quelques minutes. Le hasard m’aura permis aujourd’hui encore de faire une intéressante découverte … mais et si cette année je m’organisais un peu plus dans mes sorties ? J’ai depuis quelques temps en tête les posts de Bruno Quinquet, qui parcourt méticuleusement et méthodiquement, appareil à la main, jusque dans ses plus petites ruelles, ku (区, quartier) après ku, la gigantesque mégapole qu’est Tōkyō. Pourquoi ne ferais-je pas, à ma manière, de même pour Nagoya et ses environs ? – je risquerai ainsi moins de me retrouver nez-à-nez avec un ours qu’en parcourant le Tokai Nature Trail –
Je commence, de ce pas, ai-je envie de dire, mon aventure, à Atsuta-ku Tenma 1 chō-me (熱田区伝馬町1丁目). Le quartier de Tenma est situé au sud de celui de Jingū(神宮), où se trouve le sanctuaire. Il prend la forme d’un triangle isocèle dont chaque côté ferait entre 300 et 400 mètres. Une artère principale le découpe dans sa hauteur et cinq ruelles le traversent d’un côté à l’autre. Je réfléchis un court moment au moyen le plus efficace permettant de parcourir chaque rue en faisant le moins de chemin possible (en évitant de passer par deux fois par la même rue, par exemple) mais le quartier n’est pas très grand et de toute façon le temps est glacial, je me donne une heure pour en faire le tour, si l’on peut dire ainsi. Je ne m’en aperçois qu’une fois lancé mais c’est également au sanctuaire d’Atsuta que j’avais, sur un coup de tête là-aussi, entamé mon premier carnet gōshuin. Il y a manifestement quelque chose qui me lie à cet endroit et j’aime assez cette idée.
La proximité de l’important sanctuaire qu’est Atsuta fait que ce petit quartier à lui seul compte plusieurs sanctuaires annexes. Il y en a littéralement un à chaque coin de rue, de tailles variées, allant du simple autel à celui, plus imposant, doté d’un torii et de sa statue de lion shishi. Il y a tout autant de petits squares avec ou sans jeux pour enfants. Le jaune pétant des bancs, sans doute repeints il y a peu, contraste avec la douceur presque monotone des couleurs de cette fin d’après-midi. Il n’y a pas un chat, ou plutôt si, un seul, assoupi dans les hautes herbes du jardin d’une maison. Et quelques passants dont je n’arrive pas, puisque j’évite de les regarder avec trop d’insistance, à savoir ce qu’ils pensent de ma présence dans ce quartier ‘quelconque’ alors que le sanctuaire principal est tout proche.
L’idée de me rendre au sanctuaire Atsuta-jingū (熱田神宮) m’est venue dans le train me menant à Nagoya lorsque j’ai réalisé que je n’étais pas encore allé aux hatsumōde (初詣), tradition qui veut que l’on visite temples et sanctuaires durant les premiers jours de janvier pour prier pour la santé, le bonheur et la prospérité. Cela fait maintenant quelques années que je déroge un peu au traditions. Je n’ai plus en tête l’année exacte mais lors d’un hatsumōde au temple proche de notre domicile après que la nouvelle année ait été célébrée je me suis fait agresser par un inconnu en faisant la queue pour recevoir du saké servi pour le Nouvel An avec ma famille et des amis. L’homme dans la cinquantaine qui attendait devant moi s’est soudainement retourné vers moi et a tenté de m’attraper par le col en m’insultant. Je n’ai aucune idée de ce qui a bien pu déclencher son animosité, je suppose qu’il devait être déjà ‘bien entamé’. Des personnes autour de nous avaient pris ma défense et l’homme s’était rapidement retrouvé par terre après avoir trébuche. En près de vingt ans de vie au Japon c’est la seule fois qu’un incident du genre m’est arrivé mais le fait d’avoir commencé l’année de la sorte m’avait fort attristé. Même si je doute que la personne en question se souvienne de quoique ce soit, j’évite désormais de mettre les pieds au temple autour de la nouvelle année afin de ne pas etre victime de représailles ou que sais-je, et mon ‘degré de dévotion’ en a également pris pour son grade.
Le sanctuaire Atsuta Jingū, le grand sanctuaire sacré situé au sud de Nagoya, très populaire dans la région, est connu pour être exceptionnellement fréquente pendant les trois premiers jours de la nouvelle année. Je pensais l’endroit plus calme une fois l’année entamée mais il n’en est rien, je suis très étonné par le nombre de visiteurs dés la sortie de la gare. Les dieux semblent néanmoins cette année vouloir se préoccuper de mon sort. Tout près de l’entrée du sanctuaire je tombe en effet nez à nez (ou nez à bec, du coup) avec les maîtres des lieux, deux go-shinkei(御神鶏), terme que l’on pourrait traduire par ‘poule sacrée‘. À l’origine, la poule est considérée comme un messager des dieux dans la mythologie japonaise, en faire la rencontre est donc de bonne augure. Peu d’informations circulent à leur sujet. Au nombre d’une douzaine ou peut-être moins, il ne s’agit pas de poules élevées par le sanctuaire d’Atsuta, elles se seraient installées là d’elles-mêmes au fil du temps et vivraient quelque part dans l’enceinte du sanctuaire.
Aux alentours du torii à l’entrée et même dans l’enceinte du sanctuaire sont alignés de yatai (stands ambulants de nourriture ou de jeux) et les abords du sanctuaire principal grouille de groupes d’hommes d’affaire d’une vingtaine ou trentaines de personnes. J’apprends par une série de pancartes que le sanctuaire fête le 5 janvier de chaque année le Hatsu-Ebisu (初えびす), littéralement ‘le premier Ebisu de l’année‘. Ebisu est une divinité japonaise, l’un des Sept Dieux du Bonheur, associée à la prospérité commerciale, à la pêche, aux bonnes récoltes et à la chance. Le Hatsu-Ebisu est la première célébration annuelle d’Ebisu, durant laquelle on prie pour une année prospère et favorable qui explique la présence de stands et de toute cette foule.
Je ne sais pas si c’est l’âge, mais pour être franc j’aurai préféré effectuer ma petite prière dans le calme et la sérénité. Avec tout ce brouhaha, on ne s’entend plus penser.
Je ressors des photos prises vers la mi-décembre autour de la gare de Nagoya car je n’ai pas encore pris la moindre photo depuis le début de l’année. Le fait qu’avec les enfants en vacances je n’ai pas eu l’opportunité de me balader n’est pas un prétexte. Le froid est tout simplement trop vif et j’ai rapidement les doigts gelés, et cela depuis tout petit. Je me souviens très clairement à l’école primaire être incapable en hiver d’écrire quoique ce soit même dix minutes après la récréation, ce qui était particulièrement pénible quand il y avait un examen ou une dictée. Bref.
Musicalement parlant en tout cas, l’année commence merveilleusement bien. C’est mon fils aîné qui m’a conseillé l’album ‘kurayamisaka yori ai wo komete‘ du groupe de rock alternatif ‘Kurayamisaka‘. ‘Tu vas aimer, c’est la réincarnation de Supercar‘, me dit-il. Supercar, rien que ça !? Le best-of du groupe, ‘16/50 1997-1999‘ (’03), fait partie des cinq ou six cds qui ont leur place dans la boîte à gants de la voiture. Nous l’avons tant écouté en voiture que nous en connaissons par coeur les paroles des premiers morceaux, et ‘Cream soda‘ ou ‘Lucky‘ sont pratiquement des hymnes nationaux de notre ‘clan’ ! J’apprécie énormément ce groupe et j’ai toujours été déçu de ne l’avoir découvert que peu avant leur séparation en 2005 via leur participation à la bande originale du film ‘Ping Pong‘ (’02). Sa musique est étroitement liée aux premières années au Japon et tient une part important dans ce que j’aime appeler ma ‘mémoire musicale’.
Le groupe Kurayamisaka (qui se prononce kurayamizaka) a été formé fin 2021 à Tōkyō, et est constitué de cinq membres. Le groupe sort en 2022 un premier single (‘farewell‘) suivi d’un mini-album constitué de 6 titres intitulé ‘kimi wo omotte iru‘. Sortent ensuite deux double-singles que l’on retrouvera dans leur premier album, puis le groupe apparait au FUJI ROCK FESTIVAL’24 ROOKIE A GO-GO, la rampe de lancement des nouveaux groupes vers la scène musicale. Consécration, l’année suivante, le groupe gagne sa place au festival Fuji Rock en juillet et sort dans la foulée son premier album ‘kurayamisaka yori ai wo komete‘, en septembre dernier.
L’album entre dans le vif du sujet de très belle manière dés le premier morceau, kurayamisaka yori ai wo komete, qui dans sa construction et de par l’énergie qui s’en dégage donne l’impression qu’il pourrait être à la fois la première et la dernière chanson du groupe, comme si le groupe y avait insufflé tout son être. Le ‘Ai o komete‘ du titre signifiant ‘avec tout mon amour‘, peut-être que je n’exagère pas tant que cela et que mon interprétation est correcte. J’aime beaucoup l’introduction tout en douceur puis la manière dont tout les instruments se déchaînent après que la chanteuse, Sachi Naito (内藤さち), ait comme donné vie au groupe, en poussant ce ‘ha‘ dont on ne sait pas s’il s’agit d’une inhalation ou d’une exhalation mais qui agit comme un détonateur d’explosion, un big bang qui serait le point de départ de toute chose. J’ai trouvé un blog tenu par le guitariste et leader du groupe, Shimizu Shōtaro (清水 正太郎), qui explique que la démo du morceau a été finalisée en juillet 2023. Il en parle comme étant un tournant décisif, dit que grâce à cette chanson, la vision d’ensemble de l’album est devenue nettement plus précise, qu’elle a mis le groupe sur les rails.
Le deuxième titre ‘metro‘ est plus conventionnel mais tout aussi efficace. Son dynamisme fait que malgré qu’il soit plus long que le morceau précédent, il file en un instant, comme un générique d’ouverture d’anime. Vient ensuite mon morceau préféré de l’album, ‘Sunday Driver‘. J’exulte, j’en pleure presque de joie ! Avec l’intro et ses guitares abrasives j’ai dés les premières notes l’impression d’écouter un nouveau morceau de Supercar. L’étonnante brièveté du premier couplet fait que l’on se prend sans préavis le refrain en pleine figure, c’est absolument jouissif, j’en ai eu la chanson en tête pendant les trois jours suivants. C’est Shimizu qui pose sa voix sur le morceau suivant, ‘modify Youth‘. Sa manière nonchalante de chanter me fait évidemment penser à la voix de Kōji Nakamura (中村弘二), le leader de Supercar. Je regrette qu’on ne l’entende pas un peu plus par la suite dans l’album, car si de fait les quelques morceaux qui suivent sont tous de très bonne facture, leur schéma se ressemble un peu et une alternance des voix aurait donné un peu plus de pêche à certains morceaux. Il n’empêche que ‘nameless‘ et surtout ‘evergreen‘, les deux morceaux qui suivent, sont deux très beaux morceaux qui sentent bon les belles soirées de fin d’été en bord de mer – et ce n’est pas moi qui le dit, c’est explicitement décrit dans les paroles dés le début de ‘evergreen‘. ‘Sekisei inko‘ est musicalement plus chargé, on y retrouve riffs de guitares efficaces et solo divers. Dans le premier couplet la chanteuse inspire profondément avant chaque phrase. Je ne sais pas si cela a une signification quelconque mais en fin de compte je n’entends plus que cela. J’ai cru lire quelque part que le groupe citait le groupe anglais Muse comme source d’inspiration, je me demande s’il y a un quelconque rapport ou une influence dans la façon dont Matthew Bellamy happe de l’air avec grand bruit entre chaque phrase dans le titre ‘New Born‘ qui ouvre l’album culte ‘The Origin of Symmetry‘.
Le refrain de ‘weather lore‘ avec son côté dramatique (emoi, comme on dit) est très beau mais dans l’ensemble le morceau sonne un peu creux par rapport aux autres. L’instrumentation de ‘Highway‘ (ハイウェイ) est très fluide, elle enveloppe l’auditeur, mais le son manque de saveur, il est trop teinté de pop à mon goût. ‘Theme (kurayamisaka yori ai wo komete)‘, est un agréable petit interlude à la guitare acoustique qui permet de reprendre des forces pour attaquer ‘jitensha‘, morceau très efficace mais sans grande particularité. On finit l’album en courant à toute haleine avec ‘Anata ga umareta hi ni‘ (あなたが生まれた日に), morceau au rythme rapide, proche du punk rock. Le morceau précédent finissant en fade out, l’intensité n’en est que plus accentuée encore. J’aime beaucoup la seconde moitié du morceau avec ce mélange de guitares et de voix pré-enregistrées déformées, puis les derniers coups de batterie saturés à outrance, qui sonnent comme ceux de quelqu’un à bout de force et qui y met toute son âme, qui viennent ponctuer la fin du morceau.
Même si il y a des hauts et des bas et que le groupe tombe parfois dans la facilité avec l’un ou l’autre morceau qui manque de personnalité par rapport au reste, pour un premier album il est d’une qualité exceptionnelle. Le groupe a une image et une identité qui lui est propre et la trame musicale de l’album est cohérente. Je n’ai pas cherché à lire l’intégralité de l’article sur l’album afin de pouvoir l’interpréter sans être influencé par celui-ci, mais il ne fait nul doute que plusieurs écoutes seront nécessaires pour en saisir les détails et les subtilités. Le groupe est en tournée à travers le Japon jusqu’en juillet, je me laisse donc un peu de temps pour digérer cette découverte et me tourner vers les débuts et autres performances live du groupe disponibles sur internet. Après un tel départ je me demande cependant comment Kurayamisaka va négocier son deuxième album. Un album identique à celui-ci me lasserait quelque peu, j’espère y entendre quelques influences électro. A suivre donc.
kurayamisaka kurayamisaka yori ai wo komete (2025) 12 titres, 46 minutes
(Tout commentaire ou impression est la bienvenue. N’hésitez pas !)
Oui, car 2026 est l’année du cheval. La fin d’année s’est passée en famille, dans le plus grand calme. Nous avons passé la dernière journée de l’année dans un super sentō (スーパー銭湯, grand bain public japonais, de taille plus importante que les bains traditionnels, comportant multiples bassins, saunas, restaurants et salles de repos) dans le ville de Yokkaichi, dans la prefecture de Mie. Le temps nuageux et glacial au dehors fera que nous y serons entrés en milieu de matinée pour n’en sortir qu’en fin d’après-midi. Les centaines de mangas disponibles et les chaises longues et autres coussins confortables pour s’affaler de tout son long après avoir pris un long bain et s’être rempli la panse en font le paradis sur terre. J’ai ainsi (enfin) pu lire les trois premiers tomes de Demon Slayer et cinq ou six tomes de Ao Ashi (アオアシ), qui raconte les aventures du jeune prodige du football, Ashito Aoi, collégien de la ville d’Ehime. Rien de tel qu’un bon manga de sport pour se motiver pour l’année qui vient. (A noter que son auteur, Yūgo Kobayashi, a participé à la Japan Expo en 2024 et en parle sur son blog ).
Retour sur Terre, devant la télé, pour distraitement suivre le Kohaku. Je crois que ce fut l’une des pires éditions qu’il m’ait été donné de voir. Si j’étais aux anges à chaque fois que l’actrice Mio Imada(今田美桜), qui co-présentait l’emission pour la première fois, apparaissait à l’écran, on ne peut pas dire qu’elle ait remonté le niveau des commentaires et pitreries des autres présentateurs, qui étaient toutes d’une effarante banalité. Une fois les groupes Sakanaction et Perfume passés, tout le monde a fini au lit avant même que minuit ne sonne, épuisés que nous étions par cette harassante journée de fare niente.
Sans doute influencé par le fait que Léo ait participé à la course de relais de son lycée il y a peu, j’ai regardé (en différé) les deux courses majeures que sont le New Year Ekiden et le Hakone Ekiden. L’Ekiden(駅伝) est une course de relais sur route, où chaque coureur parcourt une portion avant de transmettre un témoin (tasuki) au coéquipier suivant. Le Hakone Ekiden, qui se déroulé le 2 et 3 janvier de chaque année, est une course inter-universitaire sur deux jours qui consiste à faire l’aller-retour entre Ōtemachi (Tōkyō) et Hakone (préfecture de Kanagawa). Le parcours est séparé en cinq secteurs sur chaque jour (dix en tout) pour une distance de 217 kilomètres. L’évènement est suivi par des millions de téléspectateurs au Japon et ses participants, coach y compris, sont de véritables célébrités passant dans les emissions de variété par la suite. Le niveau est ‘stratosphérique’, (pour reprendre une expression à la mode), certaines portions de plus de 20 kilomètres étant effectuées en moins d’une heure. La course s’étale sur plus de dix heures, ce qui donne lieu à de nombreux rebondissements. Cette année c’est Aoyama Gakuin University (青山学院大学) qui remporte la course pour la troisième fois d’affilée, malgré un départ catastrophique (16eme place après la premiere section). Pour moi le moment fort de la course aura été la remontée spectaculaire dans la cinquième section, qui comporte une montée en montagne de plus de 800 mètres, du coureur Asahi Kuroda (黒田朝日, Aoyama Gakuin) sur le pourtant réputé solide Shinsaku Kudо̄ (工藤慎作, Université de Waseda). En tant que coureur amateur, la vitesse, l’endurance et la ténacité des coureurs dépasse l’entendement. Comme dirait l’autre, ‘Où trouvent-t-ils toute cette énergie …?’ (rires).
Pour ma part je cours le Marathon de Nishio dans deux semaines, mon cinquième marathon après Nagoya (2016), Nara(2016), Ibigawa(2019) et Matsusaka(2024). Les photos de ce billet ont été prises lors d’une sortie longue de 30km le long de la côte de la péninsule de Chita fin décembre, avec un rapide ravitaillement chez un collègue maintenant retraité qui tient un stand de patates douces grillées. Jusqu’à peu je détestais courir en hiver mais les chaleurs en été sont tellement insupportables et peu propices aux activités sportives que le simple fait de pouvoir courir sans avoir à trimballer un litre d’eau avec soi est un pur bonheur. En guise d’entraînement j’ai couru 100km par mois trois mois d’affilée et ne me suis jamais senti autant en forme que cette année. J’hésite à tenter de courir le marathon en moins de 4 heures. Je m’en sens capable selon quelle sera ma forme physique le jour J mais j’ai peur qu’une fois cette étape importante accomplie ma motivation en prenne un coup pour la suite. Je cours pour le plaisir, devoir courir encore plus vite demanderait du temps et de l’énergie que je ne suis pas sûr de vouloir consacrer à la course à pied au détriment de mes balades ou de la rédaction du blog. D’un autre côté je songe à courir Nara l’année prochaine pour fêter les 10 ans de ma ‘carrière’ de marathonien. Le parcours du marathon de Nara est d’une atroce difficulté et ce fut ma pire performance jusqu’à maintenant, ce n’est certainement pas là que je vais courir sous les 4 heures. C’est donc cette année ou jamais ! Nous verrons bien …
Au passage, je souhaite une excellente année 2026 aux lecteurs du blog, qu’ils soient fidèles ou non !