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architecture/Mie/Shiga

‘Call me when you’re home’ – Komono & Suzuka (Mie), Koka (Shiga)

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Aqua Ignis San Valentino
Aqua Ignis
Aqua Ignis
Suzuka Skyline
Suzuka Skyline

Sortie en milieu d’après-midi dans la préfecture de Mie, à Komono-chō, non loin de la ville de Yokkaichi. Cette tranquille bourgade de 40.000 âmes qui se trouve au pied du Mont Gozaisho (御在所岳, 1,212m), où se trouve la célèbre station thermale Yunoyama Onsen (湯の山温泉), connait un certain renouveau depuis qu’elle donne son nom à une sortie sur l’autoroute Shin-Meishin (新名神高速), qui s’y fraie son chemin depuis l’ouverture d’une nouvelle portion en 2019. Nous faisons un arrêt à AQUAIGNIS, complexe touristique mélangeant bien-être (bains alimentés par des sources chaudes naturelles avec une ambiance minimaliste assez soignée), gastronomie (pâtisserie de haut niveau, restaurants et boulangerie artisanale) et architecture design avec une intention esthétique de lignes épurées, matériaux naturels et espaces de repos extérieurs dignes d’un ‘resort haut-de-gamme’.

Si le nom AQUAIGNIS vient du latin et signifie littéralement ‘eau et feu’, l’élément ‘eau’ a disparu des bassins extérieurs, qui sont désormais remplis de gros cailloux. Je regrette un peu le large plan d’eau d’autrefois, la température au dehors ne s’élève encore qu’autour de 25 degrés mais toutes ces surfaces blanchâtres ne font qu’accentuer la sensation de chaleur là où auparavant le site faisait plutôt office d’oasis. S’il n’y a plus moyen de s’amuser avec les reflets dans l’eau, le site reste tout de même intéressant photogéniquement parlant. J’aime assez la manière dont les bâtiments sont agencés de sorte à ce que le regard soit guidé vers le fond de l’image, tel un point de fuite, et même le pont se fond dans le paysage.

Après avoir dégusté de délicieuses viennoiseries et un café à la terrasse – avec un bon bouquin j’y passerais volontiers la journée -, nous partons en direction de la Suzuka Skyline, la route panoramique qui relie Komono-chō à la ville de Koka dans la préfecture de Shiga en passant au travers de la chaîne de montagnes de Suzuka. Le paysage est moins vaste et moins impressionnant que celui de la Venus Line à Nagano lors de notre précédente balade, mais tout de même très agréable, quelques cerisiers sont même encore en fleurs. La fin d’après-midi approche et nombreux sont les randonneurs qui rejoignent leur voiture en marchant le long de la route. Je les envie car le Mont Gozaisho fait partie des sommets que je compte gravir cette année. C’est une nouvelle fois l’occasion de voir ce que notre nouvelle voiture (une Subaru Crosstrek à traction intégrale) a dans le ventre, et nous ne sommes pas déçus. Là où notre Honda faisait un bruit de tous les diables nous grimpons comme si de rien n’était, même la grosse Jeep qui me collait en bas est laissée sur place. Quel régal !

Une fois traversé le tunnel au sommet nous basculons dans la préfecture de Shiga et descendons vers Koka. Nous avons l’habitude d’atteindre Shiga en traversant en biais la préfecture d’Aichi puis de passer par celle de Gifu. Comme à Nagano cela fait toujours un drôle d’effet de découvrir ce genre de ‘raccourcis’. Une fois au pied de la montagne nous n’avons aucune idée d’où nous nous situons, mais continuons droit vers l’ouest. De mémoire il me semble que nous devrions croiser la route nationale 1 (国道1号, Kokudō Ichi-gō) qui relie Tōkyo à Kyōto, ce qui nous permettrait de revenir vers Nagoya, mais je n’en suis pas sûr. Nous ne sommes alors plus qu’à trente minutes de Omi-hachiman et de La Collina Omihachiman, l’enchanteresse installation de l’architecte Terunobu Fujimori, mais je suis du matin le lendemain et de toute manière tout est sur le point de fermer. Nous nous sommes une nouvelle fois aventurés bien plus loin qu’il n’était prévu, mais ce fut une agréable balade. Les enfants grandissant il est de plus en plus difficile d’arranger nos emplois du temps, nos conversations dans ces moments-là valent tout l’or du monde. Seul bémol, les photos prises ce jour-là sont toutes ‘cramées’ alors qu’à priori les réglages étaient corrects. J’ai récupère quelques photos comme j’ai pu mais mon bon vieux D5000 semble en fin de vie …

Nagoya/Nagoya

‘En rouge et blanc …’ – Endōji, Nagoya

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円頓寺商店街 Endoji Nagoya
円頓寺商店街 Endoji Nagoya
円頓寺商店街 Endoji Nagoya
円頓寺商店街 Endoji Nagoya
円頓寺商店街 Endoji Nagoya
円頓寺商店街 Endoji Nagoya

Si à Nagoya j’aime particulièrement me balader dans le quartier animé qu’est Ōsu, ces derniers temps j’ai une préférence pour celui d’Endōji (円頓寺), beaucoup moins tape-à-l’œil, moins fréquenté et plus calme. Bien qu’il ne se situe qu’à une dizaine de minutes à pieds de la gare de Nagoya, ce quartier populaire est plutôt méconnu. Cela dit peut-être les choses sont-elles en train de changer. Des travaux de rénovations ont eu lieu en 2015 et son site internet vient tout juste de faire peau neuve. J’aime beaucoup l’idée de cette barre de défilement qui permet de passer en revue de manière très fluide les restaurants et magasins tout en préservant l’aspect rétro, presque nostalgique, de cette galerie qui existe sous sa forme ‘moderne’, depuis 1964, et mêle désormais cafe-théâtre offrant des séances de kabuki, temples, vieux magasins de jouets ou d’électronique et petits restaurants et cafés autres que ceux des grandes enseignes que l’on trouve maintenant partout. J’aurai très certainement l’occasion de parler de ce lieu plus en détail une prochaine fois.

Nagano/Nagano

Hanami 2026 – Iida, Ina, Chino, Nagano pref.

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Echigoya Ina 越後屋
cerisiers en fleurs Ina hanami
nouilles soba
Lac Suwa
cerisiers en fleurs chino-shi
cerisiers en fleurs chino-shi
shirakaba tateshina

Notre virée en famille dans la préfecture de Nagano s’est décidée le matin-même. Nous itinéraire consistait à faire un tour à Komagane (駒ヶ根) en faisant un crochet par le magasin de confiseries japonaises Echigoya (越後屋) afin d’y acheter la spécialité appelée ‘Ina no Mayu‘ (伊那のまゆ) une gaufrette japonaise monaka garnie de crème fouettée et enrobée de chocolat. Malheureusement, quand nous y arrivons peu avant dix heure et demie la vendeuse s’apprête à fermer le rideau de fer et nous explique que le stock est épuisé pour aujourd’hui. Nous remontons en voiture, je plaisante en disant qu’il me plairait de travailler dans un magasin où les horaires de travail sont de 9:00 à 10:30, ou bien que la prochaine fois nous prendrons un hôtel en face du magasin afin d’être certain d’être parmi les premiers dans la file d’attente.

Nous nous apprêtons à partir en direction de Komagane lorsqu’à un croisement j’aperçois un panneau mentionnant la ville de Takato (高遠), à trente minutes de route. Je me souviens avoir vu dans ma collection de brochures de Nagano de sublimes photos du château de Takato, baigné dans une mer de cerisiers en fleurs, l’étage le plus élève du château pointant au dessus des arbres. Cependant, c’est les vacances de printemps, comme il fallait s’y attendre l’endroit est pris d’assaut par les touristes. Comme marcher ne m’effraie pas, si j’avais été seul je me serai garé dans un coin un peu éloigné, mais ma proposition est loin de faire l’unanimité. Nous passons en contre-bas du château en voiture, les cerisiers en fleurs sont en effet magnifiques et je me fais la réflexion qu’il me faudrait faire un montage vidéo des plus beaux paysages pris par notre (nouvelle) caméra de tableau de bord.

Nous nous faufilons à travers la montagne le long de la route 152. Je ne me souviens pas avoir emprunté cette route de par le passé et me demande bien ou elle mène. Les routes de montagnes réservent toujours des surprises, bonnes ou mauvaises. Si elles permettent souvent de relier des points que l’on croyait extrêmement éloignés, il n’est pas rare que les enfants soient malades quand les lacets sont trop nombreux. Au bout d’une demi-heure de route sans grosses difficultés, nous atteignons Tsuetsuki-tōge (杖突峠) aire de repos située à une altitude de 1,247 mètres. Nous nous y arrêtons pour déguster l’un des meilleurs plats de nouilles soba qu’il m’ait été donné de manger jusqu’à présent. Peut-être la superbe vue sur la ville de Chino et le Lac Suwa (dont nous avions fait le tour à vélo en 2022) en contre-bas, les plaines du Mont Tateshina au loin n’a-t-elle que sublimé davantage encore ce met délicieux. Nous nous attardons quelques instants au petit café avec terrasse à l’étage, puis redescendons vers la ville de Chino, où nous passons à proximité d’un cours d’eau bordé sur un centaine de mètres de cerisiers en fleurs. Alors que je m’apprête à immortaliser l’instant en photo, je me rends compte que j’ai oublié la batterie dans son chargeur à la maison, d’où les photos de ce billet toutes prises vite-fait avec mon smartphone. J’ai été surpris de constater que l’incident ne m’a que peu affecté. Ne pas avoir à trop me soucier des photos et profiter d’être en famille a rendu la balade plutôt agréable.

L’après-midi est déjà bien entamé mais puisque nous sommes dans le coin nous ne pouvons pas ne pas prendre la Venus Line qui nous amène au Lac Shirakaba (白樺湖) puis déguster une onctueuse glace à la ferme Nagato Farm, en contemplant les restes de neige dans les montagnes alentours.

promenades

Street Trip Séoul(5) – Seochon

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Je continue mon chemin vers le nord et m’arrête quelques instants devant la porte principale du palais de Gyeongbokgung, puis décide de longer celui-ci sur son flanc gauche. J’entre dans l’enceinte du palais par la première porte qui se présente à moi. J’hésite à visiter le Musée National du Palais de Corée, sans aucun doute très intéressant mais trop chronophage. De plus, cela fait déjà plus de deux heures que je marche et je commence à avoir l’estomac vide.

Je traverse l’avenue Jahamun-ro (자하문로) qui semble être une artère principale de la ville. Il me semble que l’atmosphère change à chaque bloc et me réjouis donc à l’idée des nouvelles découvertes qui m’attendent. C’est ainsi que je rentre par hasard dans le quartier de Seochon (서촌), littéralement ‘Village de l’Ouest‘, l’un des plus anciens quartiers résidentiels de Séoul. Il y règne le plus grand calme et je n’y croise pratiquement personne. Je m’engouffre dans une ruelle juste assez large pour que deux personnes puissent s’y croiser. Je marche ainsi un long moment, le plus discrètement possible, au milieu de maisons en bois et en pierre dont le toit et les ornements me font penser qu’elles sont de type traditionnel, mais l’utilisation abondante de petites briques rouges dans la construction des façades et des murs qui les entourent m’empêche de dire si ces constructions sont anciennes ou récentes. Une recherche sur internet m’apprend que leur introduction remonte à la fin du XIXe siècle avec l’arrivée des missionnaires catholiques, soit à la même période qu’au Japon sous l’ère Meiji. Je ne croise pratiquement personne. Certaines allées se terminent en cul-de-sac, je dois parfois rebrousser chemin, un véritable labyrinthe dans lequel je me perds avec un certain enthousiasme.

Apres avoir erré une bonne trentaine de minutes je finis par trouver ce que l’on pourrait presque appeler une sortie. Je suis maintenant au pied du Mont Inwangsan. Le quartiers est calme, il y a maintenant un peu plus d’espace et les rues se font plus larges. La lumière du soleil sur les constructions en briques rouges est douce et apaisante, même le combini 7 Eleven prend un certain charme. Quel plaisir de se perdre ainsi sans savoir sur quoi l’on va tenter.