‘I know I don’t get far, And we’re where we always are’ – Hana no Tane, Obu-shi, Aichi

Posted by mahl on
華の種 Hana no tane Obu PA 大府PA上り
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Obu
Obu

C’est ‘amusant’ comme les soucis arrivent toujours par grappes, se succèdent, s’accumulent, prennent de l’ampleur. L’on en croit un de résolu, deux nouveaux, pires, apparaissent. La chaleur accablante de ses deux dernières semaines n’a fait qu’empirer les choses. On dort peu et mal, tout le monde est grincheux, de mauvais poil. Dans ces moment-là le blog est en veille. Les mots ne sortent pas, l’humeur n’y est pas. A force j’en ai maintenant habitude et je me demande même si ce n’est pas le cas chaque année à la même période. C’est alors qu’habiter à l’autre bout de la planète est le plus difficile : Plaignez-vous un peu trop ou demandez conseils aux proches et aux amis au pays et ils vous diront de revenir, parlez-en autour de vous au Japon et ils vous répondront à l’unisson ‘- Mais alors tu n’as qu’à partir …’. A chaque fois j’hésite et me demande s’ils n’ont pas raison, mais au plus profond de moi je sais que ce n’est pas la réponse ni les mots que je veux entendre, et bien que cela constitue une réponse en soi il faut à chaque fois un certain temps et beaucoup d’énergie pour que je m’en rende compte.

Comme à peu près chaque jour depuis deux ou trois semaines, voilà à quoi je réfléchis, assis cette fois à la terrasse du bâtiment supervisé par l’architecte Kengo Kuma intitulé Hana no Tane (華の種, littéralement ‘graines de fleurs‘), qui a ouvert en mai dernier sur la Parking Area (PA) d’О̄bu sur l’autoroute qui relie l’aéroport international à la ville de Nagoya. L’endroit, qui comprend un restaurant et un café, peut-être utilisé non seulement par les utilisateurs de l’autoroute, mais également par les riverains. J’aime assez l’idée selon laquelle l’ouverture en son centre sert à relier ces deux ‘mondes’, ou c’est du moins ainsi que je l’ai perçu. Le brouhaha incessant du trafic contraste avec le calme autour de ce petit étang paisible.



Comments ( 2 )

  1. Frédéric
    Salut, je ne connais pas la nature exacte de tes soucis mais j’espère qu’ils se résoudront très vite. La chaleur a tendance à irriter , c’est clair. Pour moi, le blog est souvent une sorte d’échappatoire mais je peux tout à fait comprendre que quand l’humeur n’y est pas, ça ne sert à rien de trop insister. Le "bon côté" est que tu as trouvé un chouette endroit pour y réfléchir. J’aime beaucoup la dynamique de la toiture en bois de ce bâtiment de Kengo Kuma. Je ne le connaissais pas mais Kuma construit tellement au Japon que c’est devenue difficile de le suivre. Je commence d’ailleurs à avoir l’impression qu’il est à lui seul en train de redéfinir complètement l’esthétique architecturale japonaise. Mais, il conçoit des belles choses et l’utilisation du bois est une très bonne chose, je trouve (quand il vieillit bien). En tout cas, content de voir un nouveau billet sur ton blog, je m’inquiétais un peu :-)
    • mahl
      Salut et merci pour ton soutien ! Comme tu le mentionnes, le blog est effectivement une échappatoire, mais quand même écrire ne fait plus plaisir il faut 'se soigner' autrement. Tout simplement attendre que ça passe semble souvent la meilleure solution, on a vite fait de faire des bêtises en agissant sur un coup de tête. Je ne compte pas le nombre de fois que ce blog a failli passer à la trappe dans ces moments-là ! Kuma est partout oui, au point qu'il fait un peu (trop?) d'ombre au reste ! Etant tout de même légèrement plus jeune que Fumihiko Maki ou Tadao Ando, je me demandais s'il existait des architectes japonais pouvant être considérés, en terme de notoriété, comme 'génération post Kuma'. Quoiqu'il en soit, partir à la recherche des ses oeuvres est bien agréable ! Excellente continuation à toi !