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vie quotidienne

‘j’me dis que Grand Corps Malade a deja ecrit voyage en train … ‘ (1)

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Les gens qui font autre chose que dormir, tripoter leur voisine ou leur smart-phone dans le train sont tellement rares qu’ils mériteraient, qu’ils mériteraient, qu’ils mériteraient d’être dans mon blog. Premier essai.

Le japonais d’une cinquaintaine d’années assis en face de moi sort cinq ou six exemplaires du Herald Tribune de son sac. Difficile de savoir s’il les a lus ni même s’il sait les lire, mais d’un geste d’habitué il se met avec grand bruit à en déchirer les pages unes a unes, les plie consciencieusement puis en fait des petits tas qu’il fourre ensuite dans le sac. Pendant cinq minutes il reste ensuite assis pensif, comme pour me laisser le temps d’émettre quelques hypothèses sur le sens de tout ce remue-ménage.

Apparaît une énorme feuille où l’on distingue des copies en vrac d’articles de journaux de toutes tailles. Afin sans doute de tout faire tenir sur une page, les articles sont en vrac, imprimés dans tous les sens sans le moindre interstice. J’imagine l’homme en train de tourner la feuille sur sa droite, sur sa gauche au fur et à mesure de sa lecture. J’entends d’ici sa femme qui râle après lui à cause du désordre sur sa table de travail quand il découpe ses articles.

Qui est cet homme ? Quel peut bien être son metier ? Cela semble n’intriguer que moi. Il descend deux stations avant la mienne en laissant mes questions sans reponses. Si je le revois, je me promets de lui adresser la parole. C’est ce que j’appelle communiquer.

musiques

Leo Dj Kicks

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Qui dit balade en voiture dit musique ! Parce que les comptines et autres chansons pour enfants c’est sympa mais que ca ne s’ecoute pas en boucle pendant des heures, parce que toutes les deux heures, la pause s’impose, je zappe et Leo s’en prend plein les oreilles. Trois titres qui semblent l’avoir marque :

1. Kururi – Akai Densha.

Alors qu’il est question du train rouge ( akai densha ) de la compagnie Keihin qui roule en banlieue de Tokyo, Leo s’est reapproprie la chanson. Les seuls trains qu’il connaisse sont ceux de Nagoya et de ses environs, la Meitetsu ( que je prends d’ailleurs pour me rendre au travail. ) La vue du clip n’a fait qu’empirer les choses …

2. Massive Attack – Black Milk

Je me suis rendu qu’il aimait autant cette chanson que moi quand je l’ai surpris en train d’en fredonner l’entetante ligne de basse, qui donne toute sa dimension au morceau. Quel bon gout !

3. Akhenaton & Faf la Rage – Je danse pas

Que la danse ne fait pas partie des activites favorites, il nous l’a bien fait savoir. Son interet pour cette chanson n’a donc rien de revendicatif. Selon lui, il ( Akhenaton ) a la meme voix que papa ! Vraiment ? J’avoue, je suis ravi …

promenades

Onoura 2013.

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Situee a un peu moins d’une heure de route au sud de la presqu’ile de Chita, la plage d’Onoura est devenue un classique, un peu comme le midi pour nos amis belges -que je salue au passage.  Ce n’est pas le paradis non plus, mais on ne peut pas non plus s’offrir Honolulu ou Guam chaque annee.

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C’est la troisieme annee de suite que nous nous y rendons, et chaque annee notre equipement est de plus en plus complet. Cette anne, comme la famille s’est agrandie nous avons fait l’acquisition d’une sorte de tente de 4 metres carres afin que chacun ait son coin d’ombre, et d’une rudimentaire chaise longue afin de papa puisse faire sa sieste sous la-dite tente.

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Comme il fallait s’y attendre, pas moyen de fermer l’oeil ne serait-ce que deux minutes. Faire des chateaux de sable, courir sur la plage, jouer au ballon, s’eclabousser dans la mer, plonger dans les vagues etc. La mer, c’est partout pareil, c’est universel … Pendant ce temps c’est Louis qui roupille tranquillement sur la (ma) chaise longue, et ce n’est qu’apres avoir bu la moitie de la mer en tombant de sa boue que Leo m’accorde un peu de repos.

J’avais pourtant mis de la creme solaire mais rien n’y fait. Il doit y avoir un micro-trou dans la couche d’ozone juste au-dessus de cette plage puisqu’a chaque fois je rentre d’Onoura dans le meme etat, rouge comme une ecrevisse. Meme le petit vent frais qui souffle par la fenetre alors que j’ecris ces lignes me fait grimper aux rideaux …

vie quotidienne

Vague à (double) l’âme.

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Parfois, ça ne va pas, ou pas trop. Le climat peut-être, ou bien le travail, la fatigue qui s’accumule. La faute aux gens alentours, aux collègues ou aux supérieurs. Le fait d’avoir sans cesse à me justifier ( ‘pourquoi vous êtes ici ?’ ) et faire face aux jugements hâtifs ( ‘vous etes americain ?’ ).

La pire chose à faire dans ce cas-là, c’est de demander conseil : Parlez-en aux japonais, ils vous diront que la meilleure chose à faire c’est de rentrer au pays pour de bon ( ‘je ne comprends pas ce que tu fais ici‘ ). Parlez-en a vos amis, a vos proches restés au pays, ils vous diront … la même chose ( ‘je ne comprends pas ce que tu fais la-bas !‘)

balades au Japon

Chausu-yama, Aichi.

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Quoi de mieux quand il fait chaud que d’aller se rafraichir a la montagne. Bien qu’il fasse gris il fait 25 degres quand nous quittons Nagoya. Il en fait pratiquement 10 de moins quand nous arrivons a Chausu-yama au bout de deux heures et demie de route. Juste au bord de la prefecture d’Aichi et de Nagano, tele-siege, paquerettes et charmants petites betes de tous poils. Il n’y a pas que le typiquement japonais dans la vie …

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musiques/vie quotidienne

Bref. Merci Nova !

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Quand je sature musicalement, que je ne sais plus trop quoi ecouter, j’adule Nova. Une petite heure d’ecoute suffit generalement pour tomber sur un ( ou plusieurs) morceau(x) coup de coeur/foudre. Morceau qui vous fait decouvrir un artiste, qui vous fait decouvrir un label etc … Ce mois-ci :

David Lemaitre – ‘Megalomania’. L’ete approche …

Hanni El Khatib – ‘Head in the dirt’. Pour le riff tres efficace …

Flume – ‘What you need’. Pour ‘l’effet Porcelain’ ( sur lequel je reviendrai prochainement … )

vie quotidienne

National Feierdaag 2013.

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Aujourd’hui, au Luxembourg, c’est la fête nationale ! Pour l’occasion on a hissé haut le drapeau luxembourgeois dans le jardin. J’éspère que les voisins, interloqués, ne se seront pas donnés la peine d’ouvrir leur atlas du monde puisque ce drapeau, bien qu’il soit tout a fait officiel, ne s’y trouve pas, ou pas encore. En effet, le débat autour de l’adoption du Roude Leiw ( le lion rouge ) à la place du drapeau actuel jugé comme trop semblable a celui des Pays-Bas, fait rage au pays. Enfin, fait rage, c’est beaucoup dire. La dernière fois que je me suis rendu au pays il m’a semble que la meilleure manière de montrer sa position sur la question consistait a coller un sticker ‘Ech sin dofier’ ( ‘Je suis pour !’ ) a l’arrière de sa voiture.

Maintenant que j’y pense, pour bien faire les choses, en plus du drapeau on aurait pu nous faire envoyer quelques bières luxembourgeoises, griller quelques mettwurst dans le jardin et inviter les voisins, s’organiser une journee d’échange culturel avec une compilation des meilleurs morceaux de la fanfare de la ville de Luxembourg en fond sonore. Tip Top !

Au lieu de cela, nous sommes allés au port de Nagoya pour participer a la fête de la musique organisée par l’Alliance Francaise : Tambours japonais, chansons françaises chantées en japonais, du koto, du jazz et de la musique balinaise. Finalement on y aura eu droit, a notre dose de culture !

 

balades au Japon

Gujo → Takayama

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Au debut il n’etait pas prevu de passer a Takayama, mais vu qu’on etait ‘dans le coin’ autant en profiter ! Pour rejoindre Takayama a partir de Gujo, il faut traverser une epaisse foret pendant un peu plus d’une heure. Superbe ciel bleu sans nuages, foret d’un vert eblouissant, la balade toutes fenetres ouvertes est un regal. On est tous d’accord pour dire que l’abondance de verdure nous rappelle le Luxembourg, le beau temps en prime.

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A mi-chemin, nous nous arretons a Pascal-Kiyomi, une oasis au milieu des montagnes avec sa rafraichissante petite riviere a l’eau claire qui se faufile a travers la foret. Cela faisait un bout de temps que je voulais y aller puisque Pascal, c’est justement mon prenom. Je relate ce fait avec enthousiasme a la serveuse du restaurant ( ‘si si, regardez mon permis de conduire !’ ) qui s’en moque eperdument, comme si tous les etrangers de passage lui faisaient le coup. L’air de repos fourmille d’adeptes du touring ; Motards barbus et golden boys qui ont toutes les peines du monde a faire rentrer leurs grosses voitures de sports dans l’etroite aire de stationnement qui fait pour l’occasion surtout aire d’exposition.

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Nous arrivons a Takayama en fin d’apres-midi, flanons a travers les rustiques avenues marchandes. Beaucoup de touristes et d’echoppes attrape-touristes, mais la promenade est agreable, le temps comme suspendu. Il faudra y retourner une fois avec un peu de temps devant nous pour mieux profiter des nombreux sites touristiques que propose la ville …

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écriture/vie quotidienne

Choose your weapon ! (1)

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Dans ce pays où les petits écoliers écrivent tous au crayon, utiliser un stylo à plume est pour certains un peu snob, pour d’autres c’est la classe … Pour moi c’est juste une habitude, et surtout agréable.

La gamme de stylos à plume Pelikano Junior descend des vieux modèles Pelikan que j’utilisais à l’école primaire. Oui, je parle bien de ces formidables stylos qui se mettaient soudain à couler de toutes parts, quand il ne vous explosaient pas entre les mains en plein cours. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et autant d’encre éclaboussé nos cahiers.

Les modèles récents, largement plus sophistiqués sont de très bonne qualité pour un prix dérisoire. Couleurs très pop, bonne prise en main. Le débit d’encre est correct, la pointe juste un peu trop souple peut-être ? Il en traîne un peu partout à travers la maison, au grand dam de ma joyeuse compagnonne

vie quotidienne

Tel fils, tel père.

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Un parc par une radieuse après-midi de printemps. Une superbe pelouse verte en pente légère. En son centre, une allée en graviers. Un escalier, deux marches. Un couple, deux enfants qui descendent l’allée. L’un deux prend son élan, d’un bond saute les deux marches. Il atterrit de travers, tombe lamentablement, ruine son pantalon tout neuf. Il se met à pleurer, la mère accourt en hurlant et traite son fils de tous les noms d’oiseaux qui lui viennent à l’esprit. En un instant la journée du gosse est pourrie, la suite de la promenade un calvaire pour toute la famille.

La plupart des gens donneront raisons aux parents. J’ai plutôt envie de secouer les puces aux adultes. Tout d’abord à ceux qui ont décidé de construire un escalier là où il n’y en avait nul besoin. Puis à ceux qui préfèrent se préoccuper de l’état du pantalon que de celui de leurs enfants.

Si le petit est tombé, est-ce par pure maladresse, ou pour cause de manque d’exercice ? A chaque rentrée scolaire le gouvernement japonais nous fait remarquer que les capacités physiques des enfants sont en pleine régression. Quand j’étais petit on jouait au foot jusqu’à la tombée de la nuit. On dévalait des pentes improbables à vélo ou en skateboard. On grimpait mains nues des mûrs de 5 mètres de haut. On rentrait souvent mains et genoux écorchés, mais nous étions content d’aller nous coucher, épuisés par nos aventures. Demandez aujourd’hui à un enfant s’il sait construire une cabane, en guise de réponse il vous demandera en retour où se trouve le bois le plus proche.

De même, ce ne sont pas les cinglés qui foncent en voiture au milieu des aires résidentielles, mais les gosses qui jouent au ballon ou font du tricycle devant leur maison qui sont fautifs quand l’un d’eux se fait presque écraser. Le bitume ayant remplacé la plupart des petits squares autour de chez nous il n’y a plus nulle part où jouer, mais il ne faut pas courir dans la maison, rire aux éclats ou chanter, cela dérange les voisins du dessus, du dessous ou/et d’à côté. Sales gosses !!!

Nous demandons à nos enfants d’être polis avec les gens, et d’être gentils avec leurs petits camarades et leur maîtresse. Il faut cependant nous voir nous, adultes, au supermarché, muets, incapables de dire ‘bonjour’ ou ‘merci’ mais toujours à râler en nous-même parce que la caissière est lente ou que la file d’à côté avance plus vite que la nôtre. Il faut nous entendre dire du mal des collègues et des supérieurs à table. Voir nos têtes à la gare le matin, à croiser pendant des années au même endroit, à la même heure les même personnes sans même échanger la moindre parole.

Ces derniers temps je me demande si c’est nous qui éduquons nos enfants, ou bien l’inverse.