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architecture/Nagoya

‘I′m one piece short of legoland’ – Kinjō Futō, Minato-ku, Nagoya

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Ma promenade dans le port de Nagoya, à Kinjō Futō (金城ふ頭), au sain du groupuscule de bâtiments appartenant au Nagoya International Exhibition Center plus communément appelé Portmesse Nagoya, avait deux objectifs : Le premier était d’aller jeter un coup d’oeil à l’ancien Exhibition Hall 1 achevé en 1974 avant que celui-ci ne soit détruit, le deuxième de visiter le bâtiment tout moderne qui remplace celui-ci depuis son ouverture au public le mois d’octobre dernier. Le quartier de Kinjō Futō est depuis quelques années en pleine transformation, afin de donner une dimension globale à la ville de Nagoya le SCMAGLEV and Railway Park et Legoland y ont été construits, et c’est maintenant au tour du centre d’expositions de faire peau neuve.

Les choses commencent plutôt mal. Un immonde bateau grue est à quai et gâche la vue du nouveau l’Exhibition Hall. En attendant qu’il bouge je me balade le long du parc Legoland et tombe à mi-chemin sur un gigantesque chantier. Je ne suis pas arrivé à temps, le Hall 1 a déjà été complètement détruit. Je n’y suis entré qu’une seule fois à l’occasion du Nagoya Motor Show 2013, mais j’aimais assez sa structure en forme de dôme qui me faisait penser à un ovni qui se serait pose là un instant. Nous verrons bien ce qui va pousser ou se poser à la place. Je suis un peu déçu mais puisque je suis là autant en profiter. Je poursuis ma balade et longe les quais. D’immenses bateaux y sont amarrés, un nombre incalculable de voitures sont parquées en attendant d’être embarquées. Je passe ensuite sous le gigantesque pont Meikō Nishi Roadway Bridge, l’un des trois ponts qui forment le Meikō Triton (名港トリトン). Tout dans ce quartier est surdimensionné, on s’y sent minuscule.

'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'/aviation/Luxembourg

隣の芝 (6) – ‘Tout ce qui a deux ailes …’ (24) Luxembourg-Findel (LUX)

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Luxemboug Findel Luxair
Luxembourg Findel B747 Cargolux Italia
Luxembourg Findel B747 China Airlines Cargo
Luxembourg Findel B747 Silkway Azerbaijan Cargo

Aussi bref que soit mon séjour au Luxembourg, je ne pouvais pas ne pas faire un tour à l’aéroport Luxembourg-Findel. A proximité de l’aéroport se trouve le siège de la compagnie aérienne exclusivement cargo Cargolux, et sur la piste de 4,002 mètres (soit 2 mètres de plus que celles de Narita ou Osaka !) les mouvements des Boeing 747 sont bien plus nombreux que ceux des avions de ligne. Il aurait été amusant d’y voir atterrir l’un des vols Cargolux hebdomadaires en provenance de Tokyo (Narita) ou Komatsu, dans la préfecture d’Ishikawa. Le miracle n’aura pas lieu, mais je repars tout de même avec en boîte le 737 MAX au marquage spécial pour les 60 ans de Luxair, la compagnie aérienne nationale.

Luxembourg/Luxembourg

隣の芝(5) – Luxembourg(3)

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En 10 ans la ville a bien changé ! Si je me suis fait une joie de monter à bord du tram gratuit (!) aux allures futuristes qui relie les différents quartiers de la ville, j’ai été horrifié par ce qu’est devenue la place Hamilius, le bâtiment de la Poste qui dominait la place étant désormais entièrement caché par un affreux centre commercial des Galeries Lafayette à la façade dorée. Dans le quartier du Kirchberg des bâtiments qui me sont inconnus ont poussé comme des champignons. L’Ecole Européenne est pour des mesures de sécurité devenue inaccessible, je regrette qu’avec mes potes de l’époque rassemblés pour l’occasion nous n’ayons pas pu y entrer. La vieille ville, resplendissante sous le soleil, n’a quant à elle pas changé. Il y a là quelque chose de réconfortant, comme l’impression de n’être jamais parti.

'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'/aviation/musiques

隣の芝 (4) – ‘Tout ce qui a deux ailes …’ (23) Tōkyō-Francfort

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ANA Star Wars Jet Haneda
ANA Green Jet Haneda
ANA Demon slayer Jet Haneda
ANA
Haneda departure JAL A350
Tokyo vu d'avion

J’ai quatre presque trop courtes heures de transfert jusqu’à mon vol qui me mènera à Francfort. Il me faut changer de terminal mais le temps est trop splendide pour que je ne fasse pas un tour sur le pont d’observation du Terminal 2, où ont lieu les opérations des vols de la compagnie nationale ANA. En une heure à peine je parviens ainsi à capturer le C-3PO ANA Jet (B777-200), le ANA Green Jet (B787-8) et son inhabituelle bande verte, ainsi que le 鬼滅の刃じぇっと壱 (Kimetsu no Yaiba Jet 1, 767-300ER), trois appareils qui en principe n’atterrissent pas à Nagoya.

En raison des conflits en Ukraine les compagnies ne peuvent plus survoler la Russie. N’ayant plus accès à la Sibérie, la route reliant Tokyo à Francfort passe maintenant par l’Alaska et le Groenland pour une durée de vol de plus de 14 heures. Une fois monté à bord du spacieux B747 de Lufthansa j’ai beau avoir mangé et regardé deux films (Bullet Train et Incroyable mais vrai ), il reste encore dix heures de trajet ! La nuit est entre-temps tombée, je rêvasse et somnole sans pouvoir affirmer avec certitude avoir dormi.

Je savais le dessin et l’animation du film d’animation 竜とそばかすの姫 (Belle, en français) superbe pour en avoir vu une partie à travers le clip video de la chanson d’introduction du film, U de Millenium Parade. J’ai lancé le film ‘pour voir’, et j’ai été très ému par son histoire, la réalisation mais surtout sa musique, notamment la scène où est chantée la chanson はなればなれの君へ (A million miles away) et ce très beau plan large de la foule virtuelle, représentée par d’innombrables lumières dorées qui se mettent à briller au fur et à mesure que son chant de soutien à l’héroïne se fait plus intense. J’ai trouvé que la séquence représentait de manière très émouvante manière la force que peut avoir la musique. On me fait parfois remarquer que je prends la musique trop au sérieux mais c’est sans savoir à quel point elle m’a soulagé de par le passé, m’assiste aujourd’hui au quotidien et m’aidera probablement encore durant toute ma vie. J’ai regardé la scène plusieurs fois de suite jusqu’à ce que nous atterrissions et la chanson, interprétée par l’auteure-compositrice-interprète et doubleuse Kaho Nakamura (中村佳穂) m’est restée en tête pendant toute la durée du séjour. Même un mois plus tard je ne me lasse pas de l’écouter encore et encore, je pense que ce sera probablement encore longtemps une sorte d’hymne de ce voyage.

aviation/musiques/Aichi

初撮り 2023 – Mihama, Aichi

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Pour le réveillon du Nouvel An j’étais du soir. Je n’ai donc pas pu regarder le Kōhaku Uta Gassen en famille, mais au vu de la liste d’artistes je n’ai pas l’impression d’avoir raté grand chose. Léo rouspète déjà du haut de ses 13 ans qu’il en a marre de voir à chaque fois l’émission se terminer sur les chansons de Masaharu Fukuyama, MISIA ou encore Keisuke Kuwata. Cela en dit long sur le côté rébarbatif de cette cérémonie …

En guise de première sortie en famille de l’année nous pensions tout d’abord aller comme les années précédentes voir un match de basket d’une des trois équipes locales, mais en pleine septième (!) vague de Covid nous préférons nous balader à l’air libre. Sur la route je laisse tranquillement se dérouler dans la voiture l’album Walls (2007) d’Apparat . Pour ces premiers sons de 2023 il me fallait une valeur sûre, quelques chose de neutre dans le sens de non agressif sans pour autant tomber dans le easy listening, un album qui s’écoute d’une traite avec de belles nappes de synthés et de basses qui vous enveloppent et vous font vibrer. J’avais eu quelques difficultés avec ses deux albums suivants The Devil’s Walk (2011) et surtout Krieg und Frieden (2013), mais Walls n’a malgré les années rien perdu de sa superbe. En deuxième moitié d’album, les joyaux que sont Arcadia et You don’t know défilent. Pantois, les enfants cessent d’aboyer, la caravane poursuit son chemin.

初撮り, Hatsu-dori, premières photos de l’année. Nous nous sommes retrouvés un peu par hasard au sud de la péninsule de Chita, près du phare de Noma. Le vent en bord de mer, frais mais revigorant fait un bien fou. Au loin deux planchistes se font plaisir dans l’eau qui pourtant semble glaciale. L’un d’eux semble comme flotter à quelques centimètres au dessus de l’eau et sa voile, de petite taille, n’est pas fixe, de sorte qu’il peut la manœuvrer librement pour mieux attraper le vent. Je découvre, en rentrant, qu’il s’agit d’une nouvelle discipline dite Wing foil. Je suis de temps en temps interrompu dans mes rêveries par les avions qui passent tout près au-dessus de nous. Sous un angle bien précis la lumière du soleil se réfléchit de fort belle manière sur les spoilers déployés de l’aile gauche des appareils. A défaut d’avoir pu capturer cet instant de manière convaincante avec mon 200mm, je me félicite d’avoir été capable de remarquer la chose. C’est sans doute ce que voulait dire le photographe Pierre T.Lambert quand il explique qu’il ne faut pas nécessairement avoir une camera pour devenir un meilleur photographe. Je me promets malgré tout de m’acheter un nouveau 300mm d’ici le printemps …

Le temps de nous réchauffer un peu autour d’un café que le ciel est devenu très expressif. Les rayons de lumière qui jaillissent d’entre les nuages est irréelle, divine … indescriptible !

Luxembourg/Luxembourg

隣の芝(3) – Luxembourg (2) Bour

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En raison du décalage horaire je suis déjà éveillé autour de 6 heures du matin et trépigne d’impatience en attendant que le jour se lève, bien plus tard que d’accoutumée, pour sortir respirer l’air frais de la campagne. Je me balade complètement au hasard une heure durant dans une petite bourgade qui m’est complètement inconnue nommée Bour, située au centre du pays. La température est en dessous de zéro mais intérieurement je bouillonne de joie, tel un touriste qui vient en Europe pour la première fois tandis que je foule de mes pas les herbes givrées. La végétation est différente de celle que j’ai l’habitude de voir depuis maintenant 15 ans. Le paysage est distinctement découpé en strates ; Alignement de grands sapins droits comme une allitération en l, arbres en bord de route devenus garde-fou malgré eux. Les arbres esseulés sont volumineux, comme pour me dire qu’il faut laisser de l’espace (à mes enfants) pour grandir. Qu’il me plairait d’y grimper ! J’écoute très attentivement le silence, qui me semble différent lui aussi. Ici, les corbeaux omniprésents au Japon ne déchirent pas l’espace de leurs croassements, chaque son me semble comme étouffé et lointain. Je le vois presque arriver, de loin, il se rue vers moi en ligne en droite en rasant à toute vitesse les contours du paysage. Il me passe à travers, puis poursuit sa folle course comme si je n’étais pas là.

'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'/aviation

隣の芝 (2) – ‘Tout ce qui a deux ailes …’ (22) Nagoya-Tōkyō

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Centrair
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est NGOHND-6-1024x680.jpg.

La première partie du voyage me mène à Tōkyō, à l’aéroport international de Haneda. Je n’ai pas pris l’avion depuis mon voyage à Tōkyō en février 2019. J’ai réservé mon siège au moment d’acheter le billet afin d’être sûr d’être installé à la fenêtre du côté gauche. Cette fois le ciel est miraculeusement dégagé, tout porte à croire qu’aujourd’hui le Mont Fuji voudra bien se livrer à moi. J’ai le nez collé au hublot pendant toute la durée du vol, tel un gamin qui prend l’avion pour la première fois, et le bruit du déclenchement de mon appareil retentit sans cesse. Après le décollage je contemple avec un ravissement certain ‘mon’ aéroport, reconnais le phare de Noma et l’île d’Himakajima, puis bientôt nous longeons déjà de tout leur long les interminables plages de la préfecture de Shizuoka. Lorsque quelques minutes plus tard je lève les yeux le Mont Fuji apparaît distinctement, majestueux, partiellement sous la neige comme on peut le voir sur les plus belles cartes postales. Tout au loin derrière lui on peut également apercevoir ce que je pense être, du fait qu’elle soit déjà enneigée, la chaîne de montagnes des Alpes japonaises.

Luxembourg/Luxembourg

隣の芝 (1) – Luxembourg (1)

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Luxembourg le long de la Moselle
Luxembourg devant la Poste
Luxembourg
Luxembourg Kirchberg
Luxembourg Panoramic elevator connecting Pfaffenthal and Ville-Haute
Luxembourg Pont Rouge
Luxembourg Vieille Ville
Luxembourg Vieille Ville

Je suis rentré au pays au début du mois pour une semaine – dix jours de congé, un voyage éclair ou de longues vacances selon le point de vue, mais le sentiment que mon séjour s’est écoulé trop rapidement aurait été identique même si j’étais resté deux semaines ou même un mois. Je n’étais pas retourné en France depuis 2018 et au Luxembourg depuis 2011. Après avoir repoussé plusieurs fois mon voyage en raison de la crise sanitaire, c’était, avec la réouverture des frontières du Japon, le moment ou jamais. Avec l’explosion du prix du carburant et la guerre en Ukraine qui rallonge le trajet en avion de deux bonnes heures, le prix du billet coûte un bras (plus du double du prix habituel), je m’y suis donc rendu seul. J’ai mis un peu temps à me décider à relater mon voyage sur ce blog car tout cela n’a absolument aucun rapport avec le Japon et ne fera qu’embrouiller encore davantage une ligne éditoriale déjà bien confuse, mais après tout (je me répète), je suis mon principal lecteur.

Le froid strident de ces derniers jours annonce un hiver long et glacial qui conviendra plus aux balades mains dans les poches qu’aux balades photographiques. Il se peut donc que cette série traîne un peu en longueur …

architecture/Nagoya

‘Shine a light’ – Meieki, Nagoya

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Nagoya Lejac
Nagoya Spiral Tower reflections
Nagoya light
Nagoya Spiral Tower reflections
Nagoya shadows
Nagoya Spiral Tower reflections

Depuis la sorte de révélation que j’ai eu en me baladant aux alentours du Mode Gakuen Spiral Tower par un beau jour de mois de mai l’année dernière, je ne peux m’empêcher d’y faire un tour à chaque fois que je me rends à Nagoya, d’autant plus qu’il n’est qu’à cinq minutes à pied de la gare. Il doit certainement y avoir un rapport entre la saison et l’heure du jour pour que ce forment ces sortes de losanges difformes sur les immeubles alentours. Alors qu’ils étaient presque imperceptibles lors de mes dernières venues, en ce matin de fin de mois de novembre les reflets s’y détachent très distinctement. Tout ébahi que j’étais par ce jeu de lumière je suis incapable de dire si j’écoutais de la musique à ce moment, mais me souviens m’être demandé pourquoi les gens autour de moi ne prêtaient aucune attention à ce spectacle.

Aichi/Aichi

Kôyô 2022 – Jôkôji, Seto-shi, Aichi

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Joukouji Station 定光寺駅
Joukouji Station 定光寺駅
Joukouji Station 定光寺駅
Joukouji Parc Arbre Ginkgo 定光寺公園
Joukouji Parc 定光寺公園

La chasse au kôyô cette année débute vraiment à Jôkôji (定光寺), une localité située dans la ville de Seto, au nord est de Nagoya. C’est le temple Jôkôji, fondé en 1336, qui donne son nom à l’endroit. Ses alentours sont réputés dans la région pour ses belles couleurs en automne. Nous ne sommes qu’à trente minutes en train du centre de Nagoya mais le dépaysement est total. En descendant du train il n’y a ni employé de gare ni guichet, un simple écriteau demande aux passagers de tapoter la borne de leur carte à puce prépayée. Ces maisons à flanc de rivière me rappellent celles que l’on peut voir à Gujo-Hachiman, dans la préfecture de Gifu. Même si elles ne font qu’un étage et sont beaucoup moins imposantes, je suis toutefois étonné d’en voir ici aussi.

Par curiosité je fais un détour au Jôkôji Kôen, un vaste parc situé à quelques centaines de mètres du temple Jôkôji. Comme je m’y attendais il est encore bien trop tôt pour contempler les feuilles rouges, mais c’est avec un certain ravissement que je contemple les superbes feuilles jaunes des arbres ginkgo ou encore les dégradés dans le feuillage de certaines variétés d’arbres. Pour être franc, le temple, que je visite ensuite, n’a en lui même rien d’exceptionnel et je regrette presque de ne pas être resté au parc pour profiter des doux rayons de soleil, assis sur un banc. Je découvre cependant derrière le temple un étroit chemin qui monte vers l’endroit où se trouve le tombeau de Tokugawa Yoshinao, neuvième fils de Ieyasu Tokugawa, nommé en 1610 daimyô (seigneur local) du domaine d’Owari (actuel Nagoya), et fondateur de la maison Owari-Tokugawa. Tout au fond de la cour, le tombeau, surélevé, est gardé d’une lourde porte en fer. L’imposant bâtiment en bois situé au centre de l’enceinte semble être un lieu d’offrande d’encens qui ne doit sans doute être accessible qu’en certaines occasions. Le silence complet donne au lieu une solennité presque dérangeante, comme si j’avais l’impression d’être observé de là-haut.

Sur le chemin du retour j’aperçois aux abords de la gare un poster montrant des photos prises dans le Aigi Tunnel Group (愛岐トンネル群). Fin novembre la série de tunnels autrefois empruntés par les locomotives de la ligne Aigi (Aichi-Gifu), aujourd’hui abandonnée, est apparemment ouverte au public. Le sol y est recouvert de feuilles rouge vif et les arbres superbement colorés. J’ignorais complément l’existence de cet endroit. Un nouveau lieu m’en fait découvrir d’autres, plus les années passent et plus je me rends compte que rien que dans la préfecture d’Aichi, il y a un nombre infini d’endroits à explorer.