aviation/balades au Japon

‘Si proche et pourtant si lointaine Osaka’ (2)

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Je saurai à l’avenir qu’Osaka est une ville où une voiture ne sert à rien. J’avais en tête de prendre le repas du soir dans les environs du parc d’attraction Universal Studio Japan, mais impossible de trouver la moindre place de parking. Après avoir fait trois fois le tour du parc nous abandonnons et mangerons au final dans un family-restaurant quelconque.  Cela n’a pas grand chose à voir avec notre séjour, mais je suis très impressionné par le nombre et l’immensité des hangars des compagnies de transport et de logistique, et encore plus par une curieuse construction aux couleurs et aux formes d’un rare mauvais goût. J’apprendrais plus tard après recherche qu’il s’agit du Maishima Incineration Plant , une usine d’incinération, et non pas du temple d’un gourou de quelque secte.

L’hôtel où nous logeons est doté d’une large terrasse d’où l’on peut contempler, de l’autre côté de la baie d’Osaka, les lumières de la ville de Kobe. On peut distinctement apercevoir le quartier de Nada et ses lumières qui grimpent jusqu’au milieu du Mont Rokko, qui surplombe la ville. Je dois avoir quelque part une vue nocturne prise à partir du sommet. J’aime assez l’idée de me retrouver à l’endroit que j’avais pris en photo ultérieurement, comme c’était déjà le cas à Yokkaichi. Il y a certainement là une thématique à développer. Le lendemain matin, la lumière douce du soleil donne un toute autre impression.

L’aquarium vu la veille était très intéressant, mais la visite à l’Aéroport International d’Osaka (KIX) est pour moi le principal événement de notre séjour. Le passage d’un gigantesque A380 de Thai Airways juste au-dessus de nous alors que nous traversons en voiture l’interminable pont qui mène à l’aéroport est de bonne augure. Aujourd’hui, un léger vent souffle de l’est vers l’ouest. Les avions prennent leur élan sur la piste 24R (3,500m), décollent aux trois quarts de la piste et passent à basse altitude à une centaine de mètres du dernier étage du KIX Observation Hall Sky View, où nous avons pris position.

Outre le deck d’observation, le bâtiment abrite le Sky Museum, un musée autour de l’aviation et des métiers qui y sont liés, le Sky Shop Town, où le geek d’aviation trouvera son bonheur, ainsi que ‘The Legend of CONCORDE‘, un restaurant où l’on peut manger des plateaux-repas de compagnies aériennes diverses, comme à bord des avions. Nous nous sommes aperçus en sortant, mais c’était en fait le dernier jour d’ouverture du restaurant avant sa fermeture définitive. D’ailleurs dans l’ensemble le bâtiment est plutôt vieillot et les installations pas toujours mises à jour. Le fait qu’il faille prendre une navette à partir du Terminal 1 pour s’y rendre rend l’accès compliqué, ce qui explique pourquoi il n’y a pas grand monde alors que nous sommes dimanche.

Pour moi qui viens ‘de la campagne’, la taille de l’aéroport, ses mouvements incessants, la variété des compagnies aeriennes et des appareils me fascine. KIX est la base de la compagnie Peach et ses avions rose-bonbon, que je vois pour la première fois. Un B777 de China Southern, un B787 de KLM, j’ai même la chance de voir pendant sa séance d’entraînement le premier B787 de ZIPAIR, la compagnie low-cost moyen-courrier détenue par Japan Airlines. Je guette toute l’après-midi un MD-11 de FedEx parqué tout au loin, mais il ne décollera pas. Malheureusement, nous en sommes en plein contre-jour, les photos prises ce jour-là ne me satisferont pas vraiment. Je suis excité comme un gosse qui voit un avion pour la première fois, et comme tel, je fais mon grincheux quand il faut quitter les lieux.

architecture/vie quotidienne

Patterns, bridges, and … (Nagoya, Minato-ku)

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J’ai Burial et son ‘Tunes 2011-2019’ dans les oreilles. J’aime fréquenter un lieu qui m’est inconnu en écoutant un album pour la première fois. J’y laisse une sorte d’empreinte sonore, les morceaux marquants me remémoreront un endroit précis, ou à l’inverse un endroit me rappellera tel ou tel morceau. Tandis que les morceaux du premier des deux cd s’enchaînent, je suis content de retrouver le côte énigmatique, vaporeux et fantômatique d’Untrue, réécouté quelques jours plus tôt en guise d’apéro. J’ai également récemment relu en diagonale Blame! de Tsutomu Nihei en tombant par hasard dessus au Book-Off du coin dans sa réédition au format A4. J’avais acheté le dernier Burial il y a de cela quelques mois, il me fallait un contexte adéquat pour l’écouter et pouvoir l’apprécier. Après cette relecture, je m’étais dit qu’il serait intéressant de retrouver dans la vraie vie quelques bâtiments qui pourraient, même de très loin, faire penser aux gigantesques constructions qui parsèment l’oeuvre avec Burial en fond sonore – en plein jour, pour éviter d’être inutilement effrayé.

La compagnie de gas TOHO GAS, qui alimente en gas la région de Tokai, a rasé il y a quelques années une surface de 31 hectares pour la réaménager en ‘ville dans la ville environnementalo-consciente et économique en énergie’. En ce froid après-midi de janvier je me balade seul autour du ‘centre-ville’, le complexe commercial Lalaport NAGOYA Minato AQULS qui a ouvert quelque part fin 2018. Pour être franc je ne vois pas en quoi l’endroit diffère des autres villes-commerce qui poussent comme des champignons dans la région – Aeon Mall à Minami Odaka, Hill’s Walk à Narumi entre autre et ce rien que dans un rayon de 10 kilomètres. Les gens affluent vers les métropoles, et Nagoya s’élargit encore et encore. Comme la région sud-est de Nagoya il y a 10 ans (Odaka) puis la région nord est de Nagoya il y a 5 ans (Nagakute), c’est maintenant autour du port de Nagoya que viendront s’entasser les gens quand tout les immeubles seront élevés.

TOHO GAS semble s’être amusé à parsemer batiments, immeubles et parkings d’un motif en damier de couleur gris, brun et beige. Je suis a peu près certain de l’avoir vu dépeint sur les murs d’un énorme hangar de la firme dans la péninsule de Chita, mais dans des teints bleus et blanc. Afin d’éviter sans doute les embouteillages que provoquent toujours ce genre de complexe commerciaux, de larges routes le traversent ou font le tour de celui-ci. Le terme complexe commercial porte bien son nom. Passerelles et ponts, partent dans toutes les directions dans des inclinaisons variées comme sur la dernière photo. On monte, on descend sans trop savoir à quel étage l’on se trouve. Quand on y regarde de plus près, même les ombres semblent s’y perdre.

architecture/balades au Japon

Quatre vues du Mont Fuji – Nihondaira, Shizuoka-shi

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Chaque année on peut voir reportages et articles de personnes qui grimpent au sommet du Mont Fuji ou encore prennent l’avion pour le voir pointer le bout de son nez à travers une mer de nuages au premier lever de soleil de l’année. Les années passent, et sans en faire autant, voir le Mont-Fuji reste toujours un événement … ou tient même du miracle, au vu de ma solide réputation d’homme-pluie. Keiko a probablement raison quand elle affirme que le Mont Fuji, le vrai, le plus beau, ne peut être observé qu’en hiver, lorsqu’il est recouvert de neige.

A la fermeture du Shizuoka Municipal Nihondaira Zoo, où nous avons passé une très agréable après-midi, le soleil commence à se coucher. Nihondaira … En dehors du Nihondaira Ropeway, il y avait un endroit où je m’étais dit qu’il fallait absolument me rendre si nous passions dans le coin sans être capable de me rappeler duquel, jusqu’à ce que je tombe sur un panneau indiquant les sites touristiques des environs. ‘Montez vite, on y va !’ Je trace à travers le centre Shizuoka, le Mont Fuji surgit en plein milieu de la route, sublime déjà, à la sortie d’un virage.

Quand nous arrivons à Nihondaira Yume Terrace, il fait déjà sombre. Le bâtiment, qui apparaît vaguement à droite sur la dernière photo, a été construit par le célèbre bureau d’architectes Kengo Kuma & Associates et inauguré il y a un peu plus d’un an. Constitué d’une tour principale en bois de forme octogonale et aux grandes baies vitrées, cette oeuvre d’art vaut le détour à elle même. Mais nous sommes surtout venus pour déguster la superbe vue qui s’offre à nous du haut de la terrasse et de la passerelle surélevée, de forme octogonale également, qui en font le tour.

Au fur et à mesure que le ciel d’obscurcit, outre le Mont Fuji, majestueux comme jamais, ont peut apercevoir en contre-bas les lumières du port de Shizuoka à l’est, celles de la ville de Shizuoka et l’autoroute qui serpente jusqu’au loin au nord, et la mer, noire comme l’encre, au sud. Je lutte du mieux que je peux avec mon appareil, grognant de ne pas avoir pris mon trépied, puis baisse les armes pour savourer la vue. Le froid glacial nous tire bien vite de nos rêvasseries. Il faudra revenir.

balades au Japon

‘Si proche et pourtant si lointaine Osaka’ (1)

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Si des villes du Kansai j’aime beaucoup Nara et Kobe, j’ai toujours eu quelques difficultés avec Osaka. Son étroitesse me rend claustrophobe, ses gares où l’on ne retrouve jamais son chemin me rendent fou, ses habitants qui ne peuvent s’empêcher de vous adresser la parole comme le ferait un ami de longue date m’épuisent. Mais Louis veut prendre sa revanche sur Himakajima et s’empiffrer de takoyaki (que de lieux communs dans cet article…) Léo veut aller faire un tour à l’Aéroport International du Kansai (KIX). Soit !

KAIYUKAN (海遊館), l’aquarium d’Osaka sera notre première étape. Une fois entré au premier étage de l’imposant bâtiment à la forme particulière, on monte un long escalator jusqu’au neuvième étage. Après avoir traversé différents bassins aux thèmes divers on débouche sur un gigantesque bassin de 9 mètres de profondeur autour duquel la galerie tourne en spirale vers le fond et dont les deux somptueux jinbei-zame (requin-baleine) sont la principale attraction. La conception de ce bassin est un coup de génie puisqu’il permet aux visiteurs de contempler son contenu sous tous ses angles, mais aussi de fractionner la cohue qui normalement se rue autour de ce genre de bassins et gâche parfois le spectacle.

J’ai une certaine affinité avec le jinbei-zame pour l’avoir de par le passé plusieurs fois pris en photos … dépeint sur les avions de la flotte Japan Transocean Air (JTA) dans la sa livrée bleue (Jinbei-jet) ou rose (Sakura-jinbei). Même si j’aurais préféré d’abord le voir dans son milieu naturel à Okinawa, ou même encore à l’aquarium Churaumi, la grâce avec laquelle ces deux mastodontes de 5 mètres de long se déplacent est captivante.

'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'

‘Comme un soleil de fin de siècle’ (…11@ NGO)

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31 décembre. Une dernière virée à NGO. Il y a un de vent de tous les diables, une partie du Sky Deck est fermée.  Avec l’ouverture du Terminal 2, le flot des vols est pratiquement ininterrompu, petits avions à hélices et gros porteurs se bousculent sur la piste. Le ciel ne m’a jamais paru aussi expressif. Les épais nuages noirs et menaçants percés par ces tapis de rayons de soleil me semblent tout à fait résumer l’année écoulée ; J’ai pas mal été chahuté mais ai fini par percer, grâce à la famille, aux amis, à la musique, la course à pied, l’écriture, ma passion pour l’aviation, ce blog, et vos commentaires. J’ai pris en cette dernière journée quelques unes de mes plus belles photos. La persévérance et la patience gagnent. Toujours.

travail

‘wǒ bù míng bai’ (je ne comprends pas)

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Je m’étais autrefois donné pour objectif de maîtriser une nouvelle langue par décennie. Si la période 2000-2009 est validée grâce au japonais, alors qu’il ne reste plus qu’une dizaine de jours avant que finisse 2019 force est de constater que j’ai lamentablement échoué cette fois-ci. Je me suis essayé dans un premier temps au coréen, une langue que j’aime beaucoup pour ses sonorités et que je prétendais facile grâce à proximité grammaticale avec le japonais. Puis au chinois, mais plus par nécessité que par réel intérêt puisqu’à l’aéroport nous sommes depuis quelques années assaillis par leurs voyageurs.

Dans les deux cas cela n’a pas donné grand chose. Je sais lire, ou disons prononcer et à peu près écrire le coréen, mais suis bien incapable de lire quoique ce soit en en comprenant véritablement le sens. Pour ce qui est du chinois, je sais compter jusqu’à neuf et ainsi reconnaître les numéros de vols, et connais une vingtaine de mots et expressions qui me permettent de répondre aux FAQ des clients. 

Dans les deux cas je rejette la faute de mon échec sur les manuels d’apprentissages. Toute librairie de bonne taille regorge de bouquins divers et variés, mais tous ont un point commun : Cette foutue fixation sur la prononciation ! J’ai le plus sérieusement du monde suivi pendant un mois les cours quotidiens de chinois de la chaîne radio NHK. Je suis sans doute passé pour un détraqué, à prononcer à haute voix tous les sons dans leurs quatre intonations lors de mes aller-retours de et vers la gare. J’ai finalement baissé les bras en m’apercevant que malgré tous ces efforts je n’étais même pas capable par exemple de me présenter, et encore moins de formuler la moindre phrase. 

Dans une langue comme le chinois où l’intonation d’une syllabe change complètement le sens d’un mot, je veux bien comprendre que l’on puisse accorder beaucoup d’importance à sa prononciation, mais au Japon le problème est le même quelle que soit la langue que l’on tente d’apprendre. Il faut dire que les japonais n’ont pas de chance ; Les pubs à la radio pour les procédés d’apprentissages de l’anglais leur vantent le fait de devenir capable de parler comme s’il s’agissait de leur langue maternelle, de nombreux livres expliquent mots et expressions à utiliser pour avoir l’air naturel. On leur ressasse qu’il faut avoir une prononciation parfaite ou bien se taire de peur de paraître ridicule. En attendant, une ex-collègue japonaise ayant vécue aux Etats-Unis quelques années et parlant l’anglais avec un accent américain californien qui sent bon le sable chaud était complètement incompétente dans son travail. 

Maintenant, dois-je persévérer dans ces deux langues ? Pour me changer les idées pendant les dix années à venir, je suis tenté par l’apprentissage du vietnamien, du thaïlandais ou même de l’arabe, surtout pour leurs graphies si particulières. Encore me faut-il trouver un manuel qui ne me décourage pas au bout d’un mois …

musiques

‘The bass made my speakers come alive’ – la selection du moi(s) (7)

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Cette décennie (déjà?) encore, le label WARP aura agrémenté mes journées de découvertes musicales. La plus importante sera sans doute celle du groupe Mount Kimbie et son dernier album ‘Love what survives‘, parfait du début à la fin en terme de diversité des ambiances, des paysages sonores et des émotions ressenties. En remontant dans la discographie du groupe j’ai eu des frissons à la première écoute de ‘Made to stray‘ et de sa rythmique si particulière. Le titre a également permis à Léo d’ouvrir en grand une porte d’entrée vers l’électro déjà entrebâillée par mes écoutes lors de nos balades en voiture. Dans le cadre des WXAXRXP Session fêtant les 30 ans du label WARP vient de sortir une série de remix de 4 titres, qu’un remix de ‘Made to stray’ vient finir en apothéose. Un peu plus caverneux et embué que l’original, mais jouissif tout de même.

Chez WARP, il y a (avait?) Flying Lotus. Ce dernier a monté son propre label, Brainfeeder, regorgeant d’artistes d’horizons divers dont la compilation ‘Brainfeeder X’ donne un excellent aperçu. Vu l’excellente qualité de l’intégralité de celle-ci j’avais dans l’idée d’écouter plus en profondeur chacun des artistes, mais suis resté scotché sur place par Teebs, le tout premier sur la liste, dont le dernier album ‘Anicca‘ est sublime. Mystérieux (‘Atoms Songs‘) et aérien (‘Threads‘, ‘Studie’), puis soudain on croit retrouver un FlyLo plus jeune et plus énervé (‘Black Dove‘, ‘Mirror Memory‘).

Ecouter ‘I didn’t know’ me (vous?) transporte. Loin du froid, loin d’ici. C’est magique. A la première écoute j’en avais presque les larmes aux yeux. C’est tout simplement beau, et je ne trouve rien d’autre à dire. Skinshape est un génie, et pour être franc je trouve décevant qu’il ne soit pas un peu plus connu.

Kaytranada déborde d’une créativité qu’il lui permet de couper parfois ses chansons en deux (‘Glowed Up‘) alors que l’album ‘99,9%‘ compte pourtant 15 titres. L’album a provoqué chez moi le même enthousiasme que celui que j’avais eu a la découverte de Flume il y a 6 ans déjà, et d’ailleurs j’ai cru y retrouver des structures identiques. Il y a surtout ces lignes de basses improbables qui parsèment certains morceaux (‘Track Uno‘, ‘Breakdance Lesson N.1‘) et qui me retournent (replacent?) le cerveau au retour des longues journées de travail et sont également à l’origine du titre de ce billet. Il s’agit d’un commentaire laissé sur un site à propos de l’album, j’ai trouvé que la formule résumait fort bien l’affaire.

keeping running

Tokai City Half Marathon 2019

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Dimanche dernier j’ai couru le semi-marathon de la ville de Tokai, ville où nous résidons. Chaque année l’événement est constitué de courses de 10km, 4km et 2km. Les courses de 10km étant beaucoup trop rapides à mon goût je n’y ai jamais pris part, mais cette année à l’occasion des 50 ans de la fondation de la ville a été rajouté un semi-marathon. Je m’y suis inscrit en pensant qu’un mois après Ibigawa, en m’entraînant un minimum la distance ne devrait pas me poser de problème particulier. Le principal intérêt est surtout de courir dans les rues que je parcours au quotidien sans avoir à m’arrêter à chaque foutu feu de croisement tous les 100 mètres. Et quel bonheur de n’être qu’à deux gares du départ de la course ! 

La course part très vite, comme s’il s’agissait d’un 10km. J’ai beau faire attention, je me fais entraîner dans un rythme trop rapide pour moi, autour de 5’/km. Ce n’est guère convenable, mais soyons fous ! Je viens de courir plus de 100km par mois pendant trois mois d’affilée pour la première fois de ma vie et ai même fait des exercices de vitesse à m’écrouler à terre, cela ne peut-être que payant. Alors je m’accroche.

Pour être franc, le parcours est sans grand intérêt et on ne peut pas non plus dire qu’il y ait foule au bord des rues. Après une interminable ligne droite de 5 kilomètres, les coureurs reprennent la même route en sens inverse. Les coureurs se croisent, c’est l’occasion de se divertir en saluant et encourageant les collègues de travail et connaissances qui participent à la course eux aussi. 

Une fois ainsi avoir croisé les derniers de la course je me retrouve seul avec moi-même et la fatigue se fait soudainement sentir, mais je m’efforce de maintenir mon rythme. Je rattrape ceux qui sont partis trop vite, des types me doublent en haletant comme s’ils allaient perdre connaissance dans quelques secondes. Mais pourquoi nous faisons-nous autant de mal ? La légère pente en fin de course est bien plus pénible que lorsque nous l’avons parcourue avec quelques amis coureurs il y a deux semaines de cela. Mais au moins je sais qu’une fois franchie, il n’y a plus qu’une descente puis un plat sur un kilomètre. Je décide de ne pas m’arrêter au dernier ravitaillement. Non pas par prétention, mais pour ne pas avoir à casser mon rythme et faire l’effort mental de me remettre à courir après avoir marché quelques mètres. 

Je finis en faisant la grimace, mais en améliorant de 4 minutes mon record personnel sur la distance alors que ce n’était même pas mon objectif. Je ne suis pu genre à crier ‘No pain, no gain’ sur tous les toits, mais cette année l’entraînement a été largement récompensé. Je dois désormais me reposer un peu, c’est la saison du ski !

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'Tout ce qui a deux ailes me fait planer'

‘LH737, do you coffee ?’ – ‘Tout ce qui a deux ailes me fait planer’ (10) @ NGO

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A force de fréquenter au quotidien les avions depuis plus de dix ans maintenant vient un moment où les simples photos au décollage ou à l’atterrissage deviennent ennuyeuses. Je n’ai pas la patience nécessaire pour attendre en pleine nature pendant une demie-journée qu’un appareil vienne se placer juste dans mon cadre, et encore moins les ressources qui me permettraient d’aller visiter un aéroport different chaque week-end.

Alors je laisse balader mon objectif et prends à la volée des gestes. Un pilote qui salue les visiteurs, un autre qui déguste un dernier café avant le départ. Il y a une toute autre beauté, plus esthétique, dans ces ombres que forment les ailes d’avions sur le tarmac en cette matinée d’automne, et qui font apparaître des détails que l’on ne peut voir sous cet angle.

balades au Japon

Kôyô 2019 @ Ibukiyama (Gifu pref.)

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Nous avons déjà plusieurs fois tenté l’ascension du Mont Ibuki (Ibuki-San) de par le passé. Nous partions en matinée de la maison par un temps dégagé et radieux, et au fur et à mesure que nous nous en approchions le temps se dégradait, d’épais nuages noirs et menaçants s’accumulaient autour du sommet et nous rebroussions chemin. La seule fois où nous sommes montés malgré tout, une visibilité carrément nulle et un vent de tous les diables nous avaient bien fait comprendre que même à 1,377m de hauteur, la montagne reste dangereuse. Le temps auquel nous avons eu droit pendant notre énième tentative ce week-end tient donc du miracle – et au vu du temps splendide auquel j’ai droit à Ibigawa la semaine dernière, ma réputation d’ame-otoko (homme-pluie) se ternit.

L’Ibuki Driveway, la route payante qui slalome jusqu’au sommet fait 17km de long et comporte de nombreuses petites aires où s’arrêter pour apprécier le paysage. En cette saison de kôyô, le changement de couleur des feuilles en automne, la partie basse de la montagne est colorée de teintes de rouge, d’orange et de jaune. Puis au dessus de 1,000m d’altitude, le paysage change radicalement et devient désertique. Pendant quelques centaines de mètres la route entre dans la préfecture de Shiga, on peut d’ailleurs apercevoir en contre-bas le lac Biwa, le plus grand lac du Japon.

Le parking se trouve à 1,260m, on emprunte ensuite un chemin aménagé pour grimper jusqu’au sommet. Comme le ciel est dégagé on peut aujourd’hui apercevoir au loin le Mont Haku (Haku-san) ainsi que le Mont Ontake (Ontake-san), déjà partiellement recouverts de neige. A en croire les cartes postales, en été ici tout est en fleurs. Cela doit être beau à voir mais je préfère le côté neutre du paysage automnal. Bien que nous soyons au sommet, l’endroit est assez vaste pour permettre de se dégourdir les jambes, je ne peux m’empêcher de faire quelques foulées avec les enfants. Il me faudra vraiment m’essayer au trail run ou au moins au trekking l’année prochaine.